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Financement post-Covid: plusieurs centaines de milliards de dollars pour relancer la machine africaine

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«De la pandémie à la prospérité pour tous : comment éviter une décennie perdue», tel est le titre du rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) rendu public hier 22 septembre. Cette organisation affiliée aux Nations-unies met les conséquences du Covid-19 sur les économies fragiles, en particulier celles des pays du continent africain.

Evidemment, si l’Afrique bénéficie du financement nécessaire, cette mauvaise passe pourrait être une formidable opportunité pour assurer un cycle de croissance rapide. Sauf qu’il faut des ressources colossales pour que les pays à économies faibles, essentiellement africains, puissent enclencher le cycle de croissance vertueuse, estiment les auteurs du rapport. Il faudrait jusqu’à 1000 milliards de dollars, estime notamment Nicolas Maystre, l’un des experts de la Cnuced qui ont contribué à la rédaction du rapport.

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Le constat initial est que les économies du continent n’étaient déjà pas au mieux de leur forme pour plusieurs raisons, avant même que ne se déclare la pandémie. En effet, entre une Afrique du Sud qui connaissait une récession, une Algérie dont l’économie a été malmenée par la chute des cours du pétrole au cours de la décennie 2010, un Nigeria qui avait découvert qu’il n’était pas si riche qu’il le croyait, les géants du continent n’avaient pas besoin d’une situation aussi éprouvante que celle du Covid-19.

Aujourd’hui, la plupart des économies du continent entrent en récession. Le Maroc annonce un repli de 7,9% de son PIB en 2020 par rapport à l’exercice précédent. La Banque centrale nigériane aussi prévoit exactement la même chute. L’Afrique du Sud entrevoit une baisse de 8,6% du même indicateur. L’Algérie, l’Angola ou encore l’Ethiopie et le Soudan ne sont pas mieux lotis.

La question est évidemment de savoir si l’Afrique pourra bénéficier d’un plan Marshall pour se relever rapidement. Rien n’est moins sûr, puisque même l’annulation de la dette que voulaient certains pays dont le Sénégal et la Côte d’Ivoire, a été refusé par les bailleurs de fonds qui ont proposé en lieu et place un moratoire d’une année. Ce qui est certain, c’est que les solutions de financement qui s’offrent au pays du continent risquent simplement d’aggraver leur niveau d’endettement, ce qui pourrait non pas les aider à se relever, mais les enfoncer davantage, surtout si les cours de certaines matières premières comme le pétrole restent à des niveaux affreusement bas.

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