Le Ghana a conclu un accord bilatéral de restructuration de sa dette d’environ 256 millions de dollars avec le Royaume-Uni. Cette entente s’inscrit dans le cadre commun du G20 et s’ajoute aux accords précédents signés avec la France et la Chine. Elle permettra également de relancer plusieurs projets d’infrastructures clés dans le pays
Le ministère ghanéen des Finances a officialisé, mercredi 24 septembre 2025, la signature d’un accord bilatéral de restructuration de dette avec le Royaume-Uni, portant sur un montant estimé à 256 millions de dollars.
Un troisième accord dans le cadre du G20
Cet accord marque la troisième entente de ce type conclue par le Ghana dans le cadre commun du G20, après celles nouées avec la France et la Banque d’import-export de Chine, China Eximbank.
Au-delà du volet financier, ce partenariat ouvre la voie au financement de cinq projets d’infrastructures stratégiques, notamment la route Bolgatanga–Bawku–Pulimakom, la deuxième phase de l’échangeur Obetsebi Lamptey et la première phase de la route Tema–Aflao.
«Un soulagement et un appel à l’action»
Le ministre ghanéen des Finances, Cassiel Ato Forson, a salué la signature de cet accord, la qualifiant de «soulagement et d’appel à l’action.» Il a exprimé l’espoir que le pays n’aura plus jamais à faire face à un tel niveau de surendettement, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à restaurer la viabilité de sa dette et à stimuler la croissance économique.
Cette avancée survient alors que la Banque centrale du Ghana a récemment publié des données indiquant une baisse notable du ratio dette/PIB, qui s’établissait à 44,9 % à la fin juillet 2025, contre 61,8 % en décembre 2024.
Une stratégie encadrée par le FMI
Depuis le défaut de paiement d’une partie de sa dette extérieure en 2022, le Ghana a entrepris un vaste programme de réformes économiques, en étroite collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI). Ce programme vise à restaurer la stabilité macroéconomique et à assurer la soutenabilité de la dette publique.
En janvier 2025, Accra avait déjà conclu un accord avec le Comité des créanciers officiels (CCO) portant sur la restructuration de sa dette extérieure. Pour l’année en cours, le FMI anticipe une dette publique équivalente à 66,4 % du PIB, tandis que l’agence de notation Fitch Ratings l’estimait à 60 % lors de sa dernière évaluation en juin.











