La guerre en Ukraine et les sanctions prises contre la Russie marquent-elles la fin du roi dollar ?
La question se pose depuis que les Etats-Unis ont adopté des mesures pour limiter l’accès au dollar par les banques russes et gelé les réserves de change de la banque centrale de Russie libellées en billet vert. Cette décision pourrait pousser les pays qui sont en confrontation politique avec les Etats-Unis, à détenir moins de dollars dans les réserves de change et à moins commercer dans la devise américaine. A l’avenir, ils voudront immuniser leurs économies contre de potentielles sanctions occidentales.
Outre la Russie, l’Iran et le Venezuela, la Chine fait partie des candidats à l’émancipation. Pékin ne commerce quasiment plus en dollars avec la Russie depuis l’instauration de droits de douane par Donald Trump en 2019, Moscou préférant l’euro. Selon notre confrère «Wall Street Journal», l’Arabie saoudite étudie elle aussi la demande chinoise de coter les contrats de pétrole en yuans et non plus seulement en dollars. Voilà ce qui pourrait être un nouveau coup de canif dans le statut hégémonique du dollar. La tentative de construire un système financier mondial alternatif au dollar par la Chine, la Russie et peut-être l’Inde, qui semble prête à acheter du pétrole russe, est peut-être en train de prendre forme et avec elle la fin peut-être du «privilège exorbitant» du dollar, depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.
Le billet vert conserve néanmoins des atouts. Il reste la première réserve de valeur dans le monde. Environ 60 % des réserves de change de la planète sont ainsi libellées en dollars. Les investisseurs non-américains détiennent plus d’un tiers de la dette libellée en billets verts, soit 7.000 milliards de dollars. Et l’immense majorité du commerce mondial, même en Asie, se fait en dollars.
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)










