L’Assemblée nationale de Guinée a ratifié la convention d’établissement de la société agro-industrielle Guinéo-Emiratie (SAGE-SA) pour la relance de l’ex-Saguidia qui produisait principalement l’ananas. Abu Dhabi a déjà investi 10 millions de dollars US dans le projet, et compte allonger sa mise à 70 millions de dollars US à long terme dans cette nouvelle unité industrielle.
Le développement socio-économique des zones de production de l’ananas en République de Guinée était à l’ordre du jour de la plénière. C’est le 2ème Vice-président du Parlement qui a présidé la séance, sous les yeux de Tibou Kamara, conseiller spécial du Chef de l’Etat et ministre de l’Industrie avec son homologue de l’Economie et des finances. Le rapport élaboré par la Commission du développement rural et durable indiquait que la création de cette nouvelle société est consécutive à la dissolution de la société Arabo-Libyo-Guinéenne pour le développement agricole et agro-industriel (Saguidia) en janvier 2020.
Depuis le 18 juin 2020, le gouvernement a signé la convention d’établissement de la nouvelle société d’économie mixte avec le groupe Alsa Asset Management Limited d’Abu Dhabi pour relancer l’ex-Salguidia.
La convention approuvée par l’Assemblée nationale vise à aménager et exploiter des terres agricoles d’une superficie de 2 129 hectares pour la nouvelle production de l’ananas. D’autres produits maraîchers, le conditionnement, la transformation et l’emballage en vue de la commercialisation et l’exportation de produits finis d’origine guinéenne sont aussi prévus dans la convention. Le document initialement renvoyé pour une seconde lecture a permis aux députés d’avoir la réponse aux diverses interrogations.
En termes d’avantages, la construction d’un laboratoire de culture tissulaire permettra la production de 30 millions de rejets pouvant porter la quantité d’ananas biologique à
90 000 tonnes environ en 2025. Le plan prévoit la mise en place d’un programme de soutien à la filière fruits et légumes. S’il faut noter que Salguidia fut à l’arrêt depuis plus de 40 ans, dorénavant, 400 nouveaux emplois directs vont être crées et 1200 autres indirects.
Mr Tibou Kamara, le conseiller spécial du Pr. Alpha Condé a indiqué que la société a déjà investi 10 millions USD et promet de miser 70 millions USD à long terme pour rendre florissante cette nouvelle unité industrielle du pays.
Présent à la session parlementaire, le ministre de l’Economie et des finances, Mamady Camara a rassuré la représentation nationale sur la nécessité de soutenir ce projet agro-industriel. «Il y aura un impact sur la vie de nos concitoyens, et une création d’emplois qui facilitera la distribution de la richesse, ce qui n’est pas moins important à souligner», selon l’argentier de la Guinée.
Au terme des débats, les députés ont ratifié la convention qui permettra de réveiller l’ex-Salguidia et relancer la Guinée dans les rangs des pays producteurs et exportateurs d’ananas.
La durée de cette convention est de 30 ans. Les actionnaires s’activent à finaliser l’usine de jus d’ananas, le laboratoire est en voie d’achèvement et le recrutement des travailleurs en cours.
![Édito | Transport aérien : vers un renouveau de l’IATA ? [Par Jean-Louis Baroux] L'IATA, ce n'est pas rien ! Fondée à La Havane en 1945, cette organisation se veut l'association mondiale des compagnies aériennes. Sur les quelque 1 200 transporteurs aériens, seuls 370 en sont membres, mais ils représentent 85 % du trafic aérien mondial. Et les chiffres sont impressionnants : la barre des 1 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires des compagnies régulières sera franchie cette année. Pour faire fonctionner cet ensemble, et surtout pour que des opérateurs voués à être concurrents coopèrent entre eux, il faut des outils globaux, performants et acceptés de tous. Et ce n'est pas le moindre mérite de l'IATA que de les avoir créés et d'en assurer la gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Saadia-Zahidi--320x150.jpg)
![Éclairage | Les investissements étrangers au Maroc et le cadre de garantie des transferts : le dispositif de la réglementation des changes – Partie I [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Depuis 2011, l'Office des changes a entrepris un travail de consolidation de ces instructions dans un corpus identifiable et facilement utilisable, tant par les professionnels que par les investisseurs étrangers. La dernière instruction générale en vigueur a été publiée en janvier 2026. Son préambule précise : « Les nouvelles dispositions visent, en particulier, à améliorer le climat des affaires, à promouvoir les exportations, à encourager l'investissement, à soutenir le développement du commerce électronique et à consolider les régimes relatifs aux voyages professionnels et personnels. »](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/IDE--320x180.jpg)
![Tribune | De Malacca à Ormuz : de la souveraineté littorale à la responsabilité partagée, repenser la gouvernance des détroits stratégiques [Par le professeur El Hassane Hzaine] En juin 2026, une fenêtre de paix s'est ouverte lorsque les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord historique à Genève sous forme d'une feuille de route pour instaurer la paix et réouvrir le détroit ; l'accord prévoit une levée progressive des sanctions en échange d'une surveillance des installations nucléaires iraniennes par l'AIEA.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Detroit-de-Malacca--320x174.jpg)


Guinée





