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Dans ce contexte, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest se positionnent pour accueillir ces infrastructures critiques. Si des pôles se sont déjà affirmés, notamment à Dakar ou à Abidjan, un acteur encore relativement discret pourrait émerger dans la prochaine décennie : la Guinée.  

La révolution numérique africaine entre dans une nouvelle phase. Après l’essor de la connectivité mobile et des fintechs, le Continent voit désormais émerger un enjeu stratégique plus discret mais déterminant : celui des infrastructures de données. Les data centers sont devenus les piliers invisibles de l’économie numérique. Ils hébergent les services publics, les plateformes financières, les clouds d’entreprise et, de plus en plus, les données souveraines des États

Selon le schéma envisagé dans le deal, de nouveaux négociants/acheteurs reprendraient les contrats d'achat de bauxite portant sur les actifs saisis, y compris les paiements anticipés reçus par EGA sur les expéditions futures de bauxite. Ces paiements serviraient au règlement de redevances dues par EGA au Trésor guinéen.

C’est l’agence Reuters qui rapporte l’information qui a les airs d’un rebondissement. Conakry aurait en effet conclu un accord avec Emirates Global Aluminium (EGA) qui permettra d'éviter une sentence arbitrale imminente à propos de la saisie de Guinea Alumina Corporation (GAC), la filiale locale du groupe émirati. Les autorités guinéennes reprochaient à cet opérateur d’avoir failli aux engagements prévus dans le contrat de concession d’exploitation de gisements de bauxite. Une source gouvernementale a confirmé à Reuters que la conclusion de l’accord était toute proche, mais qu’il restait des détails techniques à régler

Les prix mondiaux de la bauxite ont chuté de 20 à 35 % par rapport aux sommets atteints en 2025 en raison des arrêts de production inattendus en Guinée, a déclaré Tom Price, analyste-responsable des matières premières à la banque d'investissement Panmure Liberum. Les cargaisons de référence de bauxite provenant de Guinée et d'Australie se négocient actuellement entre 60 et 70 dollars la tonne.

La Guinée, premier producteur mondial de bauxite, envisage d'introduire des quotas d'exportation pour les sociétés minières dès ce mois de mars, selon «des sources proches du dossier», rapporte l’agence Reuters. Cette décision intervient au moment où les cours mondiaux de la bauxite, principal intrant servant à la production de l’aluminium décrochent et les coûts logistiques des expéditions flambent, faisant fondre les revenus

Dans sa première réaction, le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, y a vu «un signe de confiance de la communauté financière dans les réformes engagées par le chef de l’Etat, le Général Mamadi Doumbouya». Beaucoup moins pompeux, les analystes de Standard & Poor’s disent à peu près la même chose : «la perspective positive reflète la forte augmentation des réserves de change de la Guinée, qui constituent des amortisseurs supplémentaires dans un contexte macroéconomique volatil, la hausse des recettes non minières, la dynamique positive des réformes et les solides perspectives de croissance économique».

Dans une note de synthèse publiée le vendredi 13 mars dans la soirée, l’agence S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) a relevé la perspective du rating de la Guinée de stable à positive. Parallèlement, le major mondial de la notation financière a confirmé les notations de crédit souverain à long terme et à court terme du Trésor guinéen à « B+/B »

La Guinée se dote d’un nouveau cap économique à long terme. Avec l’adoption de la Loi de plan 2026-2040 et de la Loi-programme 2026-2030, le gouvernement inscrit désormais l’action publique dans un cadre structuré visant la valorisation durable des ressources naturelles et la transformation de l’économie nationale.

La Guinée vient de franchir une étape majeure dans sa stratégie de développement. Réuni en séance plénière le 5 mars 2026, le Conseil national de la transition (CNT) a adopté la Loi de plan 2026-2040 et la Loi-programme 2026-2030 consacrant le Programme Simandou 2040. Porté par la vision du président Mamadi Doumbouya, ce plan de transformation économique sur quinze ans mobilisera plus de 200 milliards de dollars d’investissements pour faire des ressources naturelles un levier de développement durable et de diversification de l’économie.