Après une année 2020 difficile et des pressions incessantes du pouvoir, le groupe néerlandais des télécommunications Veon annonce s’être désengagé de Djezzy, deuxième opérateur de téléphonie mobile en Algérie en cédant ses parts à l’Etat algérien contre un chèque de 682 millions de dollars.
Alger qui semble rouler à contresens en matière de politique économique, parachève ainsi la nationalisation de cette entreprise. L’Etat redevient ainsi le seul maître à bord dans le capital des deux opérateurs, Djezzy et Mobilis, filiale d’Algérie Télécom.
En juillet 2021, Veon avait annoncé sa décision de quitter l’Algérie officiellement «pour se recentrer sur les marchés émergents». En réalité, les sécuritaires au pouvoir à Alger ne digéraient pas l’indépendance de la filiale de Veon (Djezzy) qui est restée inflexible face aux tentatives de mise sur écoute des opposants au régime, affirment des analystes. Les deux parties avaient entamé des tractations pour le rachat des parts de la société néerlandaise dans Djezzy. Elles ont fini par trouver un accord de cession le 1er juillet dernier.
Dans le cadre de cet accord, la multinationale néerlandaise cède au Fonds national d’investissement (FNI) les 45,57 % de parts qu’il lui reste dans Djezzy. En 2014, elle avait déjà été contrainte de céder 51 % des actions de l’opérateur à l’Etat algérien pour plus de 2,6 milliards de dollars.
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)




Algérie




![Tribune | La grande muraille numérique : souveraineté digitale et résilience cloud, quels enseignements pour l’Afrique et le Sud global [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce souvenir me revient aujourd'hui parce que la domination numérique est une reproduction de la domination post-coloniale une sorte de main de fer dans des gants de velours, adaptée aux instruments du vingt-et-unième siècle.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Rev-450x239.jpg)

Un commentaire
c’est vraiment remarquable