Les effets collatéraux de la guerre actuelle au Moyen-Orient ne se limitent pas qu’au coût du panier de la ménagère ou au plein d’essence à la station-service. En effet, le groupe Airtel Africa a annoncé vendredi 8 mai, le report de l’introduction en bourse de son pôle de paiement mobile prévue initialement au second semestre de cette année.
Le groupe anticipe par ailleurs une compression des marges en raison de la hausse des coûts découlant de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.
Cette guerre a provoqué une pénurie sans précédent d’approvisionnements en pétrole brut en provenance du Moyen-Orient et a bouleversé les chaînes d’approvisionnement, renchérissant les coûts énergétiques et logistiques en plus des retards de projets et des mesures de réduction des coûts.
Airtel Africa n’est pas le seul à avoir été contrarié dans son projet d’entrée en Bourse. Plusieurs autres firmes sur le continent, au Kenya et en Afrique du Sud, ont également décalé leur cotation sur le marché boursier, la guerre engendrant une forte volatilité des marchés. Le management du groupe Airtel Africa assure que les conditions d’une entrée en Bourse étaient devenues défavorables, tandis que la hausse des coûts de l’énergie pourrait laminer sa marge bénéficiaire. «Nous avons réalisé de bons progrès et restons déterminés à procéder à l’introduction en bourse dès que les conditions du marché le permettront», indique le groupe dans un communiqué.
L’entreprise avait initialement prévu d’introduire Airtel Money en bourse au cours du premier semestre 2026. Cette filiale est sa troisième activité la plus importante, contribuant à hauteur de 21,1 % au chiffre d’affaires consolidé.
Pour l’exercice clos le 31 mars, le groupe télécoms a enregistré un bénéfice d’exploitation de 3,16 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires consolidé de 6,42 milliards de dollars, dépassant les prévisions du marché qui s’établissaient respectivement à 3,13 milliards et 6,36 milliards de dollars. Les résultats de l’opérateur ont bénéficié d’une forte demande en réseaux mobiles, de l’adoption de nouvelles technologies numériques et de l’intelligence artificielle.











