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Luanda a revu ses ambitions à la hausse en visant désormais la majorité dans le capital de De Beers alors qu’initialement, le gouvernement angolais affirmait se contenter d’une participation minoritaire. «Prendre la majorité dans le secteur des matières premières de luxe est très dangereux car cela dépend du marché,»avait même confiait à l’agence Reuters Paulo Tanganha, Directeur national des Ressources minérales à l’automne dernier.

La nouvelle a secoué le petit monde des opérateurs et des sociétés de trading qui participent à la grand-messe de l’industrie des mines sur le Continent, Mining Indaba 2026, qui se tient actuellement au Cap en Afrique du Sud. Gros producteur de diamants, l’Angola a annoncé ce matin qu’il allait acquérir 20 à 30 % du tour de table du groupe Anglo American, maison-mère de De Beers, la référence mondiale du diamant.

Ce financement permettra de répondre aux besoins prévisionnels de la compagnie pétrolière angolaise en matière de dépenses d’exploitation et d’investissements, indique la direction d’Afreximbank. Ce dernier souligne "l’engagement de la Banque en faveur de modèles de financement africains soutenant la croissance, l’industrialisation, l’autonomie économique et la souveraineté."

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), en collaboration avec un pool d'arrangeurs mandatés, a conclu avec succès une facilité syndiquée de rachat de créances d’un montant de 1,75 milliard de dollars US en faveur de la Sonangol, la compagnie pétrolière nationale de l’Angola, annonce la banque dans un communiqué publié jeudi 29 janvier. 

Selon le communiqué conjoint, le Fonds souverain angolais apportera un investissement initial de 50 millions de dollars, susceptible d’être porté à 200 millions de dollars. De son côté, Gemcorp, basé à Londres et spécialisé dans les marchés émergents, contribuera jusqu’à 50 millions. Le reste sera levé auprès d’investisseurs internationaux désireux de diversifier leurs portefeuilles hors des marchés américains et européens. Pour Armando Manuel, Président du FSDEA, l'ambition est claire. «Nous investissons des capitaux dans cette initiative afin d'attirer d'autres investisseurs, notamment les acteurs du Golfe, vers les vastes opportunités que nous avons sur le continent,» a-t-il confié à Reuters.

Le fonds souverain angolais affiche des nouvelles ambitions continentales. En partenariat avec la société de gestion Gemcorp Capital, le Fundo Soberano de Angola (FSDEA) s'apprête à lancer un fonds panafricain d'infrastructures doté d'une capacité cible de 500 millions de dollars. L’objectif est de mobiliser des capitaux privés autour des secteurs stratégiques du continent africain, de la transition énergétique aux minéraux critiques, en passant par l'eau et la sécurité alimentaire.

Placé sous le thème de la promotion de la paix et de la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif, il ambitionne de créer un partenariat solide et équilibré entre l'Union européenne et l'Union africaine.

Luanda, la capitale de l'Angola, accueille ce lundi 24 novembre et mardi 25 le sommet Union africaine -Union européenne. Plusieurs chefs d’Etat, dirigeants européens et africains prendront part au 7e Forum entre les deux blocs, et qui marque le 25e anniversaire du partenariat Union européenne-Union africaine, depuis le dernier forum du Caire en 2000. Au total, 80 chefs d'Etat et responsables gouvernementaux sont attendus dans la capitale angolaise.

Selon les analystes des marchés de commodities, les autorités angolaises ont opté pour la stratégie de compenser la baisse de prix et de la demande par une augmentation du volume de production. Luanda prend ainsi le contre-pied du Botswana, premier producteur africain de diamants. 

La production de diamants a atteint 10,7 millions de carats entre janvier et septembre 2025, révèle Jânio Correa Victor, Secrétaire d’Etat aux Ressources minérales. Luanda s’est fixé l’objectif de 14,8 millions de carats d’ici la fin de l’année malgré la chute des cours internationaux des diamants. L’Angola se dirige vers un record.

Dans son discours inaugural, João Manuel Gonçalves Lourenço, président de la République d'Angola et président de l'Union africaine (UA), a souligné que l'Afrique doit investir entre 130 et 170 milliards de dollars par an pour jeter les bases d'une croissance durable. «Nous devons passer des paroles aux actes,» a-t-il exhorté. «Ce sommet représente une étape décisive vers la mobilisation des ressources nécessaires pour renforcer la connectivité et l'intégration à travers notre continent.»

Le troisième sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique s'est ouvert mercredi 29 octobre à Luanda avec un appel à l'action retentissant des dirigeants africains, qui ont souligné que la libération du plein potentiel du continent en tant que moteur de la croissance mondiale dépendait de la réduction de son énorme déficit de financement des infrastructures.

Selon leur profil, ces obligations seront libellées en dollars pour des maturités respectives de cinq et dix ans arrivant à échéance en janvier 2031 et octobre 2035, assorties d’un taux d’intérêt de 9,7% et 10,5 %.

Luanda s’apprête à lever 1,5 milliard de dollars pour son retour sur les marchés financiers internationaux, a annoncé mardi 7 octobre le ministère des Finances, rapporte l’agence Reuters. La date de l’émission de l’emprunt n’a pas été précisée, mais il s’agit de la première levée de capitaux sur les marchés obligataires effectuée par le Trésor angolais depuis 2022.