Tous les articles qui parlent de Angola

L’initiative de la Banque centrale angolaise est inédite sur le continent. Il s’agit d’une première car, jusqu’à présent, ce sont les banques centrales africaines qui signent des accords de swap avec la Banque centrale de Chine.

La Banque nationale d'Angola -BNA-  (ndlr : la Banque centrale) a donné son feu vert afin que les banques commerciales détiennent une partie de leurs réserves en devises en yuan chinois. La devise chinoise rejoint ainsi le dollar, l'euro et le rand sud-africain parmi les devises éligibles, selon une directive de la Banque nationale d’Angola datée du 2 juillet.

La compagnie pétrolière publique angolaise Sonangol a finalisé un financement de 2,65 milliards de dollars auprès d’un consortium composé de quatre banques étrangères. L’information a été confirmée mardi 16 juin par un porte-parole de l’entreprise à Reuters.

Face à l’érosion de sa production de brut et à des besoins d’investissement colossaux, la compagnie pétrolière publique angolaise Sonangol vient de sécuriser un financement de 2,65 milliards de dollars auprès d’un consortium bancaire international. Une opération stratégique qui s’inscrit dans une vaste offensive de levée de fonds destinée à soutenir un secteur vital pour l’économie du pays.

En effet, après de fortes inondations qui ont frappé la province angolaise de Benguela en avril dernier, l’exportation des minerais congolais via le port de Lobito était quasiment bloquée, déclenchant des travaux d’urgence pour réparer les infrastructures endommagées et rétablir la circulation des trains.

La société Lobito Atlantic Railway, gestionnaire du corridor de Lobito reliant le port angolais éponyme aux gisements de cuivre congolais situés dans le Grand Katanga, a annoncé lundi 15 juin l’arrivée par train, de la première cargaison du métal rouge en provenance de RDC. Cette annonce confirme le rétablissement de la liaison complète entre la Copperbelt congolaise et l’océan Atlantique, après deux mois de perturbations qui ont mis à l’épreuve la résilience du corridor logistique de Lobito.

Pensée comme un outil d’investissement transfrontalier, l’ABO entend accompagner les flux commerciaux et le financement de projets dans des secteurs clés tels que le pétrole, le gaz, les mines, l’industrie manufacturière et la logistique. Dans sa phase initiale, elle ciblera une cinquantaine de multinationales ainsi que des entités publiques, avec une forte orientation vers les opérations structurées et le commerce international.

L’African Bank of Oman (ABO) a officiellement inauguré ses activités le 16 avril à Luanda, marquant l’arrivée d’un nouvel acteur financier conçu pour structurer les échanges entre l’Afrique et le Moyen-Orient. Cette implantation s’inscrit dans une stratégie visant à faire de la banque un véritable «pont financier» entre les deux régions. Pensée comme un outil d’investissement

Luanda a revu ses ambitions à la hausse en visant désormais la majorité dans le capital de De Beers alors qu’initialement, le gouvernement angolais affirmait se contenter d’une participation minoritaire. «Prendre la majorité dans le secteur des matières premières de luxe est très dangereux car cela dépend du marché,»avait même confiait à l’agence Reuters Paulo Tanganha, Directeur national des Ressources minérales à l’automne dernier.

La nouvelle a secoué le petit monde des opérateurs et des sociétés de trading qui participent à la grand-messe de l’industrie des mines sur le Continent, Mining Indaba 2026, qui se tient actuellement au Cap en Afrique du Sud. Gros producteur de diamants, l’Angola a annoncé ce matin qu’il allait acquérir 20 à 30 % du tour de table du groupe Anglo American, maison-mère de De Beers, la référence mondiale du diamant.

Ce financement permettra de répondre aux besoins prévisionnels de la compagnie pétrolière angolaise en matière de dépenses d’exploitation et d’investissements, indique la direction d’Afreximbank. Ce dernier souligne "l’engagement de la Banque en faveur de modèles de financement africains soutenant la croissance, l’industrialisation, l’autonomie économique et la souveraineté."

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), en collaboration avec un pool d'arrangeurs mandatés, a conclu avec succès une facilité syndiquée de rachat de créances d’un montant de 1,75 milliard de dollars US en faveur de la Sonangol, la compagnie pétrolière nationale de l’Angola, annonce la banque dans un communiqué publié jeudi 29 janvier. 

Selon le communiqué conjoint, le Fonds souverain angolais apportera un investissement initial de 50 millions de dollars, susceptible d’être porté à 200 millions de dollars. De son côté, Gemcorp, basé à Londres et spécialisé dans les marchés émergents, contribuera jusqu’à 50 millions. Le reste sera levé auprès d’investisseurs internationaux désireux de diversifier leurs portefeuilles hors des marchés américains et européens. Pour Armando Manuel, Président du FSDEA, l'ambition est claire. «Nous investissons des capitaux dans cette initiative afin d'attirer d'autres investisseurs, notamment les acteurs du Golfe, vers les vastes opportunités que nous avons sur le continent,» a-t-il confié à Reuters.

Le fonds souverain angolais affiche des nouvelles ambitions continentales. En partenariat avec la société de gestion Gemcorp Capital, le Fundo Soberano de Angola (FSDEA) s'apprête à lancer un fonds panafricain d'infrastructures doté d'une capacité cible de 500 millions de dollars. L’objectif est de mobiliser des capitaux privés autour des secteurs stratégiques du continent africain, de la transition énergétique aux minéraux critiques, en passant par l'eau et la sécurité alimentaire.

Placé sous le thème de la promotion de la paix et de la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif, il ambitionne de créer un partenariat solide et équilibré entre l'Union européenne et l'Union africaine.

Luanda, la capitale de l'Angola, accueille ce lundi 24 novembre et mardi 25 le sommet Union africaine -Union européenne. Plusieurs chefs d’Etat, dirigeants européens et africains prendront part au 7e Forum entre les deux blocs, et qui marque le 25e anniversaire du partenariat Union européenne-Union africaine, depuis le dernier forum du Caire en 2000. Au total, 80 chefs d'Etat et responsables gouvernementaux sont attendus dans la capitale angolaise.