Face aux difficultés à attirer des investisseurs privés, le gouvernement angolais financera lui-même la première phase du métro de surface de Luanda. Ce projet colossal, estimé à 3 milliards de dollars US, doit transformer la mobilité dans une capitale étouffée par les embouteillages.
Le gouvernement angolais a décidé de financer sur fonds publics la première phase du métro de surface de Luanda, renonçant ainsi au modèle initial basé sur la participation du secteur privé.
Selon le ministre des Transports, Ricardo D’Abreu, ce revirement s’explique par «la complexité du projet, qui a rendu difficile l’entrée des investisseurs privés dans la première phase.» Il précise toutefois que les phases suivantes devraient, elles, bénéficier d’un partenariat public-privé afin d’assurer la continuité du chantier.
Une première ligne stratégique de 60 km
Cette première étape prévoit la construction de 60 kilomètres de voies ferrées, destinées à relier plusieurs zones clés de la capitale, notamment l’aéroport international António Agostinho Neto, situé à plus de 40 kilomètres du centre-ville.
Un service de train express assure déjà cette liaison, mais ses performances sont limitées par des contraintes techniques, empêchant la circulation à grande vitesse. Le futur métro de surface vise justement à pallier ces insuffisances et à fluidifier les déplacements dans une agglomération en pleine expansion.
Un projet vital pour la mobilité urbaine
Estimé à 3 milliards de dollars, le métro de surface de Luanda s’inscrit dans le Programme d’amélioration de la mobilité urbaine, un vaste plan gouvernemental destiné à désengorger une métropole de plus de 10 millions d’habitants, l’une des plus peuplées du continent africain, selon World Population.
Les études techniques finales devraient être bouclées d’ici décembre 2025, tandis que le lancement des travaux est prévu pour 2026. Si le calendrier est respecté, Luanda pourrait enfin amorcer la modernisation de son réseau de transport, longtemps freinée par des infrastructures insuffisantes et une urbanisation galopante.

![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Zour-320x173.jpg.webp)



Angola![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Zour-450x244.jpg.webp)





