fbpx

Littérature : Russell Banks, le défenseur des causes justes, est mort.

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Le grand romancier américain n’est plus. Russel Banks s’en est allé samedi à l’âge de 82 ans. Il s’est fait distinguer par les causes justes qu’il défendait telles que les difficultés de la classe ouvrière à travers des personnages qui luttent contre la pauvreté, la toxicomanie, les problèmes de classe et d’origine raciale… Également, il s’est notamment fait connaître pour «De beaux lendemains» et «Affliction» à la fin des années 1990.

Le romancier américain Russell Banks, grande figure de la littérature contemporaine, connu pour ses portraits de la classe ouvrière, est mort, samedi 7 janvier, à 82 ans des suites d’un cancer. L’auteur de Continents à la dérive et Pourfendeur de nuages est «décédé paisiblement chez lui, dans le nord de l’État de New York», a annoncé l’écrivaine Joyce Carol Oates dimanche matin. «L’ensemble de son œuvre était exceptionnel», a-t-elle salué sur Twitter.

L’auteur à succès, à la signature d’une douzaine de romans, était, depuis 1998, membre de l’Académie américaine des arts et des lettres. Il a aussi présidé, de 1998 à 2004, le Parlement international des écrivains, organisme créé par Salman Rushdie.

Romancier, nouvelliste et poète, Russell Banks aimait raconter les difficultés de la classe ouvrière à travers des personnages qui luttent contre la pauvreté, la toxicomanie, les problèmes de classe et d’origine raciale. « Comme écrivain, je suis chanceux. Mais comme citoyen américain, je suis pessimiste », disait-il dans une interview dans le journal français Le Monde en 2016. «La classe moyenne s’est appauvrie, les Américains ne croient plus que leurs enfants vivront mieux qu’eux, ni même aussi bien», ajoutait-il, en affichant son soutien à la démocrate Hillary Clinton face à Donald Trump.

Politique

Né à Newton, dans le nord-est des États-Unis, le 28 mars 1940, Russell Banks grandit dans un milieu modeste, et son père plombier quitte le domicile familial quand il a douze ans. La figure paternelle est souvent présente dans ses livres, comme dans Pourfendeur de nuages. Après ses études, il part découvrir le monde, notamment la Jamaïque, un voyage dont il tirera un livre (Le Livre de la Jamaïque) puis gagne sa vie comme plombier. Sa vie d’auteur va commencer lorsqu’il tente sa chance auprès d’un atelier d’écriture dans le Vermont (nord-est). Un autre écrivain américain, Neslon Algren, le prend sous son aile. Son premier roman, Family Life, paraît en 1975.

Contre l’intervention américaine en Irak

Actif politiquement, Russell Banks avait pris position contre l’intervention militaire américaine en Irak et contre le Patriot Act. Il avait aussi présidé le Parlement international des écrivains créé par Salman Rushdie et fondé l’organisation Cities of Refuge North America, un réseau de lieux d’asile pour écrivains exilés ou menacés.

Russell Banks avait aussi écrit une adaptation du livre de Jack Kerouac Sur la route pour le cinéma. Et il disait volontiers que la littérature n’était pas la seule forme de récit. «Je suis né dans les années 1940. Hemingway, Faulkner étaient encore vivants et Fitzgerald venait de mourir […] À cette époque, le roman était la forme majeure pour raconter des histoires», avait-il déclaré dans Le Monde. «Si j’avais 20 ans aujourd’hui, je ne suis pas sûr que je deviendrais romancier. C’est très archaïque ! Je crois que je serais réalisateur pour Internet, car c’est la forme dominante pour raconter des histoires», ajoutait-il. Repose en paix !

Avec AFP

Partager.

Répondre