Le rockeur de 76 ans prendra part à un rassemblement «No Kings» ce week-end à Minneapolis avant le lancement de sa nouvelle tournée nord-américaine où il «abordera des sujets d’actualité brûlants»
Bruce Springsteen n’a pas peur de Donald Trump. Ni même de fâcher ses fans pro-Trump. Le rockeur s’est une nouvelle fois payé la tête du président américain, son meilleur ennemi. Ce samedi 28 mars se tient un rassemblement «No Kings» dans la région de Minneapolis-Saint Paul. L’interprète de The River y participera pour protester contre l’administration Trump et notamment ses politiques migratoires qui ont causé la mort de deux citoyens américains en janvier dernier. Trois jours après cet événement, il donnera le premier concert de sa nouvelle tournée Land of Hope and Dreams American Tour dans le Target Center de Minneapolis. Un choix symbolique.
Au détour d’un entretien avec la presse locale, Bruce Springsteen explique que son imminente tournée sera «politique et abordera des sujets d’actualité brûlants.» Elle sera dans la veine du E Street Band, sa troupe de musiciens, qui «est faite pour les moments difficiles.» «C’est là que je pense que nous pouvons être vraiment utiles et précieux pour la communauté, poursuit le rockeur. C’est ce qui donne du sens au groupe.»
«Prêt à affronter les critiques»
L’artiste de 76 ans ne manquera pas d’envoyer des piques à Donald Trump qu’il a, par le passé, qualifié de «voyou» et de «menteur» devant «être relégué aux oubliettes de l’histoire.» Cette semaine, dans les colonnes du Minnesota Star Tribune, Bruce Springsteen assume l’entièreté de ses injures. La force tranquille, il n’est pas effrayé par la potentielle riposte de son grand rival médiatique. «Mon travail est très simple : je fais ce que je veux, je dis ce que je veux et les gens sont libres de réagir, » note-t-il.
Ces règles du jeu» lui «conviennent parfaitement.» Le rockeur ajoute qu’il ne s’inquiète pas de «perdre une partie de [son public].» Auquel cas il y aurait des pro-Trump dans ses auditeurs. «J’ai toujours eu conscience de la place que nous occupons dans la culture et je reste profondément attaché à l’esprit du groupe,» déclare-t-il. Avant d’ajouter : «les réactions négatives font partie du jeu. Je suis prêt à les affronter.»
Ces nombreux fans suivront Bruce Springsteen aux quatre coins des États-Unis dans les prochains mois. L’artiste a annoncé une vingtaine de dates dont une à Portland, San Francisco, Chicago, New York ou encore Washington, où il ponctuera sa tournée au cœur du National Park. Bruce Springsteen a promis d’y envoyer « la cavalerie » pour faire honneur « à la démocratie, la liberté, la Constitution et le rêve américain sacré.»
Source : Le Figaro





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