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Le Mali a un président de transition, la Cédéao pourrait lever « ses sanctions »

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Le nouveau Président malien est polyglotte, une qualité dont il aura besoin pour non seulement parler aux 19 millions de Maliens que pour parler à ses pairs de la Cédéao et répondre aux attentes d’une communauté internationale qui le suit de très près.

En effet, le colonel Ba N’Daou parle aussi bien Bamana sa langue maternelle que le français, langue administrative du pays, le russe et l’anglais.

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C’est lui qui a été choisi par la commission qui s’est réunie ce lundi 21 septembre pour désigner celui qui dirigera la transition. Ce militaire à la retraite, ancien ministre de La Défense pourrait bien satisfaire à la fois aux exigences de la Cédéao qui ne voulait pas qu’un membre de la junte ou un actif de l’armée soit à la tête de ce pays d’Afrique de l’Ouest qui a subi un coup d’Etat le 18 août dernier.

Si tel est le cas, les sanctions économiques que la Cédéao impose au Mali seront immédiatement levées comme l’avait prévu la conférence des chefs d’Etat tenue la semaine dernière au Ghana, à Peduase. En effet, le Président en exercice de l’organisation ouest-africaine, Nana Akufo-Addo, avait clairement expliqué à l’issue du sommet que sitôt un président civil serait nommé, les sanctions seront levées.

Certes, il n’est pas tout à fait civil, mais il n’est pas non plus un militaire à part entière, vu qu’il ne commande plus, n’est plus actif et est désormais parmi les officiels de réserve maliens.

Assimi Goïta, Vice-président malien,

Assimi Goïta, vice-président de la transition malienne.

Selon le colonel Assimi Goïta qui devra, quant à lui, assumer la fonction de Vice-président, la prestation de serment est prévue dès de vendredi 25 septembre.

Le chemin a été long et tortueux pour que les Maliens arrivent enfin à trouver un homme pour mener la transition, car le M5-RFP, mouvement de contestation qui a été à l’origine d’une contestation qui a fragilisé le régime de Ibrahim Boubacar Keïta, avait l’impression de s’être fait voler sa révolution pacifique par les jeunes colonels du Comité national pour le salut du peuple.

Quoi qu’il en soit Ba N’Daou semble avoir fait l’unanimité. Ce militaire de carrière est né le 23 août 1950 à San (Ségou au Mali), avant de faire une brillante carrière au sein de l’armée de l’air.

Après son baccalauréat, il est incorporé comme engagé volontaire dans l’armée le 1er juin 1973. L’année suivante, il est désigné pour suivre un stage de pilote d’hélicoptère en URSS.

En mars 1976, le jeune militaire N’Daou, alias «Le Grand», intègre la toute nouvelle Armée de l’Air. Titulaire d’un brevet d’étude militaire supérieur en France, il est aussi breveté de l’Ecole de guerre (CID) en 1994.

Il est de la 7e promotion (1973) de l’École militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro. Comme de nombreux cadres de son corps, il est passé par l’ancienne URSS où il a suivi plusieurs stages.

Il a ainsi été aide de camp du Président Moussa Traoré, chef d’état-major de l’Armée de l’Air, chef d’état-major adjoint de la Garde nationale, Directeur du Génie militaire chef de cabinet de défense à la Primature, Directeur général de l’Equipement des armées, chargé de mission au MDAC.

Depuis 2008, le colonel-major Bah N’Daou est directeur de l’Office national des anciens combattants militaires retraités et victimes de guerre (ONAC).

Officier de l’Ordre national, il a aussi été décoré de la médaille du mérite militaire et de celle du Mérite national.

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