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Minerais de fer : Une junior australienne réclame 8,8 milliards de dollars au Congo

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Le secteur du fer est sans doute celui en Afrique, où les gouvernements ont le plus de litiges avec les opérateurs. Après le Sénégal et Arcelor Mittal, la Guinée et Rio Tinto, voilà le Congo-Brazzaville et Sundance Resources, une junior australienne qui réclame 8,76 milliards de dollars au gouvernement de ce pays d’Afrique centrale et qui menace même de se tourner vers le Cameroun.

Sundance Resource à qui le gisement de fer de Mbalam Nbela, coincé entre le Congo et le Cameroun, avait été attribué s’est vu retirer sa licence par l’Etat du Congo pour n’avoir pas réalisé les investissements promis. Le projet minier de Mbalam-Nabeba porte sur la mise en valeur en deux phases de gisements de fer au Cameroun et au Congo. Sundance Resources Ltd tablait sur la production annuelle, dans la première phase, de 40 millions de tonnes de minerai à enfournement direct sur 12 ans. La deuxième phase consistera à prolonger la vie de l’opération de plus de 15 ans, en produisant un concentré d’itabirite hématite à haute teneur.
Sauf que plusieurs années, après l’attribution, rien n’a été fait, la junior minière arguant des difficultés de financement. Du coup, le Congo, tout comme le Cameroun, s’est tournée vers d’autres investisseurs notamment chinois.
Pour le moment, la procédure d’arbitrage est annoncée concernant le Congo, mais il est évident que le Cameroun suivra. Ainsi, Sudance a même obtenu un financement pour ce litige auprès d’une société spécialisée, en l’occurrence Burford. « Burford fournira à Sundance un financement […] pour couvrir les frais juridiques et autres frais d’arbitrage contre le gouvernement de la République du Congo et, si nécessaire, le gouvernement du Cameroun », souligne la junior minière australienne
Devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale du Cameroun, lors de l’examen de la loi de finances 2021, Gabriel Dodo Ndocké, le ministre des Mines, a révélé «la finalisation, en 2021, du dossier relatif à la sélection des partenaires technico-financiers pour l’exploitation de la mine, la construction du chemin de fer, la construction du terminal minéralier et les acheteurs du minerai de fer issu de la mine de Mbalam, au Cameroun, et de Nabeba, au Congo». Sans plus de détails, le ministre Dodo Ndocké a précisé que le gouvernement travaillera sur ce projet avec un «consortium formé de cinq sociétés d’Etat chinoises».

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