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Selon le schéma envisagé dans le deal, de nouveaux négociants/acheteurs reprendraient les contrats d'achat de bauxite portant sur les actifs saisis, y compris les paiements anticipés reçus par EGA sur les expéditions futures de bauxite. Ces paiements serviraient au règlement de redevances dues par EGA au Trésor guinéen.

C’est l’agence Reuters qui rapporte l’information qui a les airs d’un rebondissement. Conakry aurait en effet conclu un accord avec Emirates Global Aluminium (EGA) qui permettra d'éviter une sentence arbitrale imminente à propos de la saisie de Guinea Alumina Corporation (GAC), la filiale locale du groupe émirati. Les autorités guinéennes reprochaient à cet opérateur d’avoir failli aux engagements prévus dans le contrat de concession d’exploitation de gisements de bauxite. Une source gouvernementale a confirmé à Reuters que la conclusion de l’accord était toute proche, mais qu’il restait des détails techniques à régler

Les prix mondiaux de la bauxite ont chuté de 20 à 35 % par rapport aux sommets atteints en 2025 en raison des arrêts de production inattendus en Guinée, a déclaré Tom Price, analyste-responsable des matières premières à la banque d'investissement Panmure Liberum. Les cargaisons de référence de bauxite provenant de Guinée et d'Australie se négocient actuellement entre 60 et 70 dollars la tonne.

La Guinée, premier producteur mondial de bauxite, envisage d'introduire des quotas d'exportation pour les sociétés minières dès ce mois de mars, selon «des sources proches du dossier», rapporte l’agence Reuters. Cette décision intervient au moment où les cours mondiaux de la bauxite, principal intrant servant à la production de l’aluminium décrochent et les coûts logistiques des expéditions flambent, faisant fondre les revenus

Selon le communiqué du groupe publié ce lundi 29 décembre, la procédure d’arbitrage a été déclenchée le 25 décembre 2025. La compagnie s’appuie à la fois sur le traité bilatéral d’investissement de 2011 entre la Guinée et les Emirats arabes unis et sur le Code des investissements guinéen de 1995.

Le groupe émirati Axis International Ltd. réclame 28,9 milliards de dollars US à Conakry devant la Cour d’arbitrage de la Banque mondiale, le Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) après que les autorités ont révoqué son permis d'exploitation d'une mine de bauxite au courant de cette année.

Ce rebond intervient malgré le durcissement de Conakry qui a révoqué les licences et fait pression sur les groupes miniers pour qu'ils construisent des raffineries d'alumine localement. «Avec ces volumes, la production annuelle de bauxite de la Guinée devrait atteindre environ 180 millions de tonnes, bien en dessous du rythme établi au premier semestre, mais toujours plus de 20 % au-dessus du record de 2024,» a déclaré Bernabe Sanchez, un économiste indépendant spécialiste des matières premières.

Les exportations de bauxite ont bondi de 23% sur un an au troisième trimestre, défiant les prévisions des Cassandre, atteignant 39,41 millions de tonnes métriques, contre 32 millions au troisième trimestre 2024, selon les données du ministère des Mines et de la Géologie rapportées par Reuters. La majorité des exportations ont été destinées à la Chine

Accra ne dit pas s’il compte indemniser l’entreprise dont le contrat a été annulé. Parmi les partenaires pressentis pour prendre le relais, figurent Emirates Global Aluminium (EGA), - un groupe auquel les autorités guinéennes reprochent de ne pas avoir rempli son cahier des charges ou une multinationale chinoise. Le groupe émirati, qui a perdu sa licence minière en Guinée en raison de retards dans la construction d'une raffinerie, a signé en juin dernier un protocole d'accord avec le partenaire de Rocksure International pour explorer les opportunités au Ghana.

Le gouvernement ghanéen a résilié le contrat d’exploitation de bauxite de 1,2 milliard de dollars avec la société locale Rocksure International, en justifiant sa décision par le fait qu’il privilégie un partenariat avec un major minier étranger pour exploiter l'un des gisements les plus riches d'Afrique de l'Ouest, rapporte Reuters dans une dépêche du 28 juillet.

En effet, EGA est en conflit avec le gouvernement guinéen depuis octobre 2024, date à laquelle ses exportations de bauxite et ses activités minières ont été suspendues par les autorités. Il y a deux semaines, l’agence Reuters avait rapporté que Conakry avait lancé une procédure visant à retirer la licence d'exploitation minière à EGA, faute de construction d'une raffinerie d'alumine, comme l’exige le nouveau cahier des charges aux investisseurs dans le secteur minier.

Menacée de se voir retirer sa licence pour l’exploitation d’une mine de bauxite, la direction de Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale guinéenne du groupe émirati, Emirates Global Aluminium (EGA), a déclaré ce mardi 27 mai dans un communiqué, «espérer reprendre les discussions avec le gouvernement qui pourraient conduire à une levée des mesures bloquant actuellement ses opérations d'extraction de la bauxite»

La décision du gouvernement guinéen de révoquer la licence minière d'Emirates Global Aluminium (EGA) découle du non-respect par la société de son engagement de construire une raffinerie d'alumine, relève l’agence Reuters citant des «sources proches du dossier.» La Guinée avait lancé un processus de révocation de la licence du groupe émirati, aggravant un différend qui a débuté en octobre avec la suspension des exportations de bauxite et des opérations minières de la société.

C’est l’agence Reuters qui lâche cette petite bombe dans une dépêche du 8 mai. Le gouvernement guinéen s’apprête à révoquer la licence d’exploitation minière au groupe émirati Emirates Global Aluminium (EGA) car ce dernier n’a pas tenu son engagement de construire une raffinerie d'alumine, comme cela est prévu dans son cahier des charges. La tension est montée d’un cran avec les autorités à la suite de la suspension des exportations du groupe émirati

Toutes les multinationales opérant dans le secteur ont désormais l’obligation de transformer en partie, la production sur place. La bauxite dont la Guinée est un major mondial, est la locomotive de cette nouvelle vision des pouvoirs publics. Mamadi Doumbouya a fait de la transformation locale une priorité dans le secteur minier. Dès son arrivée au pouvoir en septembre 2021, il avait fixé un ultimatum aux groupes opérant dans la bauxite afin qu’ils soumettent des plans pour la construction de raffineries d’alumine locales. Et gare à la compagnie qui s'écarte de ce cahier des charges ou qui ne respectera pas ses engagements.

Conakry vient de signer un accord avec le groupe chinois State Power Investment Corp pour la construction d’une usine de transformation de la bauxite en alumine. Les travaux vont démarrer en mars 2025 pour s’étaler jusqu’à fin 2027. L’usine d’une capacité 1,2 million de tonnes d’alumine par an, est le résultat concret de l’orientation stratégique du secteur vers plus de valeur ajoutée locale, telle que l’a voulu le Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya

Selon un rapport de l’International Aluminium Institute relayé par notre confrère Ecofin, la demande mondiale de l’aluminium augmentera de 40 % d’ici 2030, et il faudra produire 33,3 millions de tonnes supplémentaires du métal pour répondre à la boulimie provenant des secteurs de transports, de la construction, de l’emballage et de l’électricité. Au moins deux tiers de cette croissance devrait provenir de la Chine. Cette éclaircie prévue par Goldman Sachs coïncide avec une remontée des cours de l’alumine de plus de 20% depuis début octobre, ils se rapprochent de son record de 707,75 dollars établi en 2018. L’alumine est en effet le produit dérivé de la bauxite utilisé pour produire l’aluminium.

Goldman Sachs a revu ses prévisions des cours de l’aluminium pour 2025, de 2.540 à 2.700 dollars en moyenne, la tonne. Les analystes de la banque américaine appuient leur raisonnement sur un rebond attendu de la demande chinoise stimulée par le récent plan de relance adopté par Pékin. Si elle arrive à monter sur la chaîne de valeur en transformant une partie de sa production de la bauxite, la Guinée, deuxième producteur mondial de la bauxite, peut décrocher le jackpot