C’est l’agence Reuters qui rapporte l’information qui a les airs d’un rebondissement. Conakry aurait en effet conclu un accord avec Emirates Global Aluminium (EGA) qui permettra d’éviter une sentence arbitrale imminente à propos de la saisie de Guinea Alumina Corporation (GAC), la filiale locale du groupe émirati. Les autorités guinéennes reprochaient à cet opérateur d’avoir failli aux engagements prévus dans le contrat de concession d’exploitation de gisements de bauxite. Une source gouvernementale a confirmé à Reuters que la conclusion de l’accord était toute proche, mais qu’il restait des détails techniques à régler
Selon le schéma envisagé dans le deal, de nouveaux négociants/acheteurs reprendraient les contrats d’achat de bauxite portant sur les actifs saisis, y compris les paiements anticipés reçus par EGA sur les expéditions futures de bauxite. Ces paiements serviraient au règlement de redevances dues par EGA au Trésor guinéen.
Cet accord, qui est en cours de finalisation, fait suite à la prise de contrôle par le gouvernement en octobre 2025, de Guinea Alumina Corporation (GAC), la filiale bauxite d’Emirates Global Aluminium, à la suite d’un différend concernant une raffinerie d’alumine. Les autorités avaient transféré les actifs de la société à la compagnie nationale Nimba Mining, et discutaient d’éventuels approvisionnements en bauxite à EGA.
Conakry exige des paiements anticipés
Ce qui est certain, c’est que le marché de la bauxite reprend du poil de la bête. Selon une source du secteur minier citée par l’agence Reuters, les grands opérateurs de trading des commodities auraient manifesté l’intérêt pour des cargaisons d’environ 400.000 à 500.000 tonnes. Des volumes allant jusqu’à 1,6 million de tonnes ont été évoqués, ajoute la même source. Les négociations des contrats d’achat à long terme sont rendues plus complexes par les exigences de Conakry qui veut des paiements anticipés afin d’indemniser Emirates Global Aluminium. Cet accord exigerait de tout nouvel acheteur d’effectuer un paiement forfaitaire qui serait amorti sur les futures livraisons de bauxite.
![Tribune | Les ressorts de la gouvernance des méga-événements : Coupes du monde de la FIFA, Jeux Olympiques et Expositions universelles [Par Pr. Hzaine El Hassane] « Le sport et la politique n'ont rien à voir l'un avec l'autre. » La FIFA, le CIO et le BIE répètent cette expression comme un credo ; Pourtant, elle est profondément trompeuse. Du travail fondamental de Pierre Bourdieu (voir « Choses dites », 1987, et sa « théorie du champ sportif »), qui considérait le sport comme un espace pour la lutte pour la définition légitime de la pratique athlétique, aux analyses de Norbert Elias sur le sport comme un « processus de civilisation » (dans « Sport et civilisation », en collaboration avec Eric Dunning, 1994), les sociologues ont constamment démontré que le sport n'est pas un enclos protégé. Au contraire, il amplifie les relations de pouvoir, les stratégies d'influence et les luttes pour la légitimité qui façonnent le monde plus large.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Coupe-du-monde-2026-320x163.png)




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