Tous les articles qui parlent de Climat

Plus de 30 millions de petits exploitants agricoles exercent leur activité en Afrique subsaharienne. Ils représentent 80 % des exploitations et produisent 70 % de l'alimentation de la région (FIDA). Pourtant, nombre d'entre eux ont un accès limité au financement, aux intrants de qualité, aux acheteurs fiables et à l'information sur les marchés. Parallèlement, ils figurent parmi les populations les plus exposées aux changements climatiques et aux aléas climatiques, qui menacent les récoltes, les revenus et la sécurité alimentaire.

Swedfund investit 12 millions de dollars dans le fonds Acumen Resilient Agriculture Fund II (ARAF II). Cet investissement soutient la croissance des entreprises agroalimentaires en Afrique, contribuant ainsi au renforcement des chaînes de valeur agricoles. En améliorant l'accès aux marchés, au financement et aux services essentiels, ces entreprises aident les petits exploitants agricoles à mieux résister aux chocs climatiques et économiques.

Proparco poursuit son offensive en faveur de l'agriculture durable en Afrique. L'institution française de financement du secteur privé a annoncé, jeudi 16 juillet, un investissement de 12 millions de dollars dans l'Acumen Resilient Agriculture Fund II (ARAF II), un fonds de capital-risque destiné à accompagner les jeunes entreprises innovantes de l'agriculture en Afrique subsaharienne.

Face au déficit chronique de financement qui freine l'innovation agricole en Afrique subsaharienne, Proparco renforce son engagement en injectant 12 millions de dollars dans le fonds Acumen Resilient Agriculture Fund II (ARAF II). L'objectif : soutenir une nouvelle génération d'entreprises capables d'améliorer la sécurité alimentaire, les revenus des petits exploitants et l'adaptation du secteur aux effets du changement climatique.

Lithium, cobalt, cuivre, nickel, graphite, terres rares… Jamais, depuis la révolution industrielle, les minerais n'ont occupé une place aussi stratégique dans l'économie mondiale. Les gouvernements rivalisent d'annonces sur la transition énergétique tandis que les industriels promettent un avenir décarboné grâce aux véhicules électriques, aux batteries, aux panneaux solaires ou aux éoliennes.

Présentée comme indispensable à la lutte contre le changement climatique, la ruée vers les minerais critiques cache une réalité bien plus complexe. Entre rivalité sino-américaine, explosion des dépenses militaires, essor de l'intelligence artificielle et appétit des multinationales, l'exploitation minière connaît un nouvel âge d'or. Mais, selon l'Oakland Institute, cette course effrénée menace surtout les populations du Sud et les équilibres écologiques de la planète.

Le jeudi 9 juillet, au siège de la SODEXAM à Abidjan, Météo-France International (MFI) a organisé la cérémonie officielle de remise des trophées partenaires VIGICLIMM. Cette distinction récompense plusieurs entreprises ivoiriennes dont l'expertise technique a contribué à la réalisation du projet VIGICLIMM, un vaste programme de modernisation de la Direction de la Météorologie nationale de Côte d'Ivoire.

Construire un centre météorologique de nouvelle génération, déployer un réseau national d'observation ou installer le premier radar météorologique Solid State au sein d'un service météorologique national en Afrique nécessite bien plus que des technologies de pointe. Ces réalisations reposent aussi sur des compétences locales que Météo-France International a choisi de mettre à l'honneur.

Le Maroc renoue avec une dynamique économique rarement observée depuis plus de dix ans. Selon le dernier Rapport de suivi de la situation économique au Maroc, publié par la Banque mondiale sous le titre Consolider la croissance : La transformation numérique comme levier de productivité, le Royaume a enregistré en 2025 une croissance estimée à 4,9 %, son meilleur résultat depuis une décennie.

La Banque mondiale vient d’approuver deux programmes majeurs totalisant 650 millions de dollars en faveur du Maroc. Objectif : accélérer la transformation numérique du Royaume et consolider sa résilience face aux risques climatiques, aux catastrophes naturelles et aux cybermenaces. Une nouvelle étape dans la stratégie de modernisation du pays à l’horizon 2030.

Les initiatives du premier producteur mondial de cacao témoignent de la vigueur retrouvée de la demande et d'un marché qui devrait se resserrer lorsque la nouvelle saison débutera le 1er septembre. « Nous avons déjà vendu entre 950.000 et 1 million de tonnes pour la prochaine campagne, mais nous avons préféré ralentir le rythme et faire preuve de prudence », révèle une source auprès du Conseil du Café et du Cacao.

L’élan de l’excellent début de campagne cacao à l’export, 1 million de tonnes déjà écoulées dans le cadre de contrats pour la récolte 2026-27, pourrait être contrarié par le phénomène climatique El Niño attendu en juillet, s’inquiètent les professionnels de la filière et les négociants sur le marché des commodities agricoles. En effet, afin de réguler les stocks, le Conseil du Café et du Cacao (CCC), basé à Abidjan, a également relevé sa prime sur les ventes supplémentaires de zéro à 135 dollars par tonne au-dessus du prix à terme, selon des sources sectorielles citées par Reuters.

Le Policy Center for the New South a officiellement lancé, le 29 avril 2026 à son siège, le projet «Climate-Care Nexus : Adapting Care Systems to Climate and Migration Pressures in North and West Africa.» Financé par le Centre de recherches pour le développement international (IDRC/CRDI), ce programme de recherche s’étendra sur trois ans et couvrira quatre pays : le Maroc, le Sénégal, l’Égypte et la Mauritanie.

Le changement climatique ne bouleverse pas uniquement les écosystèmes : il recompose aussi, en profondeur, les équilibres familiaux et sociaux. C’est l’un des constats majeurs d’un nouveau projet de recherche lancé à Rabat par le Policy Center for the New South (PCNS), consacré aux liens entre climat, migration et organisation des systèmes de prise en charge domestique en Afrique du Nord et de l’Ouest.

Depuis une décennie, l’écosystème de la finance climat s’est profondément densifié. Fonds multilatéraux, banques de développement, institutions bilatérales, investisseurs privés, fonds d’infrastructure, capital-investissement, marchés obligataires verts : tous ces acteurs ont progressivement orienté leurs stratégies vers la transition énergétique, l’adaptation climatique et la décarbonation des économies.

Par-delà les discours alarmistes sur un prétendu déficit de financements pour la transition bas carbone en Afrique, une réalité plus nuancée s’impose aujourd’hui : les capitaux existent. Ils sont même, dans une certaine mesure, abondants. Ce qui fait défaut, en revanche, c’est l’articulation stratégique des projets, leur structuration et leur capacité à répondre aux exigences des investisseurs.

Les tourbières tropicales qui jouent un rôle crucial dans la régulation du climat, étaient supposées conserver leur carbone en toute sécurité pendant des millénaires. Les chercheurs de l'ETH Zurich ont découvert que jusqu'à 40 % des émissions de dioxyde de carbone des lacs Maï Ndombe et Tumba proviennent d'anciens dépôts de tourbe, dont certains ont plus de 3.000 ans, plutôt que de matières végétales récentes.

Deux grands lacs en République démocratique du Congo (RDC), le Maï Ndombe et le Tumba situés au sud-ouest du pays, libèrent du carbone qui était emprisonné depuis des milliers d'années dans les tourbières environnantes, relève une étude réalisée par des chercheurs de l'université ETH de Zurich qui ont publié leurs résultats dans la revue «Nature Geoscience.» Ce carbone pourrait constituer une menace pour la stabilité climatique