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Il faut dire que les constructeurs se heurtent à d’immenses difficultés. Boeing doit tout d’abord réformer entièrement sous le contrôle maintenant très strict de la FAA (La Fédéral Aviation Administration) qui ne laissera plus rien passer après les graves manquements enregistrés à propos du Boeing 737 MAX. Il faudra de nombreux mois avant que la production de Boeing passe des quelques 30 appareils mensuellement produits aux 70 à 80 nécessaires.

Décidément, plus le transport aérien est dénigré et plus il se développe sous l’avalanche de commandes en provenance essentiellement de l’Asie et du Golfe mais également de la part des compagnies dites occidentales obligées de rajeunir leurs flottes vieillissantes sous la pression écologique. Or seuls deux constructeurs sont en mesure de faire face à ce tsunami : Airbus et Boeing. Certes les fabricants d’avions régionaux Embraer ou ATR ont encore leur mot à dire, mais les défis sont infiniment plus simples pour eux que pour les deux géants

Et cette puissance économique et médiatique fait beaucoup d’envieux et de profiteurs qu’ils soient à l’intérieur même du système ou à sa périphérie. Citons dans le désordre les contrôleurs aériens et les pilotes de certaines compagnies, les hommes politiques, certains dirigeants dans le secteur d’activité, les fonds d’investissement et j’en oublie certainement. Il faut dire que la tentation est grande de mettre la main sur de gros, très gros pots de vin ou même de petits avantages.

Voilà un secteur d’activité qui attire toutes les convoitises, et c’est d’ailleurs assez justifié. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale il n’a fait que croitre de manière régulière jusqu’à tangenter les  5 milliards de passagers et pas loin de 1.000 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an tout en devenant de plus en plus fiable à tel point qu’en 2023 un seul accident mortel a été déploré et encore il était dû à une très grossière faute de pilotage

Mais d’autres compagnies africaines ont aussi montré le bout de leur nez et pas qu’un peu. Egyptair a décidé de renouveler sa flotte et de se doter de capacités long-courrier importantes avec la commande de 10 A 350-900 et de 18 B 737 MAX. Royal Maroc a complété la sienne en ajoutant 2 B 787 Dreamliners à une flotte moderne de 57 appareils.

Seules Ethiopian Airlines et Royal Air Maroc qui ont développé un réseau commercial propre et sous-traité étendu, les autres compagnies africaines ne disposent pas d’un tel outil.