Tous les articles qui parlent de Conjoncture économique

Pour le Haut-commissariat au Plan, la relance de l’économie marocaine, amorcée en 2023, s’est heurtée au 1er trimestre, à une accumulation de chocs qui ont lourdement impacté les filières secondaires, entraînant un repli de leur valeur ajoutée de 1%, après 10 trimestres de hausses consécutives.

L’économie marocaine aurait progressé de 4,8 % au deuxième trimestre 2026 en variation annuelle, indique le Haut-commissariat au Plan (HCP) dans une note de conjoncture publiée jeudi 16 juillet. L’organisme public chargé de statistiques relève que la croissance a été tirée principalement par « le rebond de l’activité agricole, la résilience des services et le maintien d’une demande intérieure dynamique.» La croissance du PIB retrouverait plus de vigueur au troisième trimestre, pour s’établir à 5,4%, en rythme annuel, grâce, notamment, à une reprise des filières secondaires.

A en juger par le communiqué publié au terme de cette rencontre, les argentiers du continent redoutent des effets dévastateurs sur la croissance : « malgré les progrès de stabilisation acquis en 2025, la dynamique de croissance en Afrique devrait ralentir en 2026, contrairement aux projections antérieures. La croissance du PIB réel devrait passer de 4,5 % en 2025 à 4,2 % en 2026. La croissance devrait marquer le pas tant en Afrique subsaharienne qu’en Afrique du Nord, passant de 4,5 % en 2025 à respectivement 4,3 % et 4,1 % en 2026.»

Les ministres des Finances et les gouverneurs africains auprès du Fonds monétaire international (FMI) se sont réunis mercredi 14 avril avec Kristalina Georgieva, Directrice générale du FMI, pour un brainstorming sur la conjoncture mondiale et ses répercussions économiques sur les pays africains. La guerre au Moyen-Orient était naturellement dans toutes les bouches. Ce conflit qui, même en cas de maintien du cessez‑le‑feu, pèsera sur les perspectives de croissance, et encore plus sur les économies africaines.

Face à une dette devenue insoutenable (8,7 milliards de dollars à rembourser d’ici 2028) et une économie sous perfusion du FMI, le ministre des Finances ghanéen, Cassiel Ato Forson a dévoilé un budget de rigueur, mêlant coupes drastiques, suppressions d’impôts et réformes structurelles.

Élu en décembre sur la promesse d’un redressement économique, le Président John Mahama déroule une politique d’austérité que ne renierait pas son homologue argentin, Javier Milei, avec sa «tronçonneuse» devenue le symbole des politiques d’austérité