Fortement dépendante de l’Europe notamment dans le secteur touristique, l’économie tunisienne a été secouée par la récession mondiale due à la pandémie du Covid-19.
Selon les projections que viennent de publier l’Institut national de la Statistique (INS), le PIB réel de la Tunisie devrait croître de 3% en 2021 puis à 3,3 % en 2022. Les premiers signes de cette dynamique sont déjà visibles. Au troisième trimestre, l’économie a enregistré une croissance de 0,3%. Selon l’INS, ce taux de croissance «reflète le redressement progressif de l’activité dans un contexte marqué par des défis croissants. Par rapport au deuxième trimestre 2021, l’économie a progressé de 0,7%».
Cette croissance a été portée par le secteur du pétrole et du gaz naturel qui affiche une hausse de sa valeur ajoutée à 29,9% tandis que les mines enregistrent une croissance de 28,9%. Ils sont suivis des secteurs des industries chimiques dont l’activité a connu une hausse de 14% sur la période, des télécommunications avec une hausse de 5,7%, et 5,4% pour celui des services financiers. Le secteur des industries mécaniques et électriques affiche pour sa part une croissance de 1,1%.
Pour ce qui est du secteur du bâtiment, on note une baisse de 16%. En revanche, toutes les branches liées au tourisme ne se remettent pas encore de dégâts de la pandémie du coronavirus. L’hôtellerie, la restauration et les cafés ont vu leur production plonger de 13,1%. Les industries des matériaux de construction et de la céramique sont également en petite forme avec une contraction de 4,5%.
La valeur ajoutée du secteur agricole et de la pêche a régressé de 2,6% en glissement annuel contre 2,5% pour celle du secteur textile, de l’habillement, du cuir et de la chaussure. La croissance du secteur des industries agroalimentaires a baissé de 2,2%.
La Tunisie a connu une récession de 8,6 % en 2020, après une croissance de 1 % en 2019. Pour cette année, le FMI table sur une croissance à 3% de l’économie tunisienne.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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