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Les montants donnent la mesure du phénomène. Les dépôts et emprunts des établissements de crédit ont atteint 56 200,20 milliards de FCFA - environ 85,82 milliards d’euros- à fin 2025. Dans le même temps, les crédits à la clientèle se sont établis à 38 731,60milliards de FCFA ​.

En 2025, les banques et établissements financiers de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) ont collecté des ressources à un rythme près de trois fois supérieur à celui des crédits accordés à leur clientèle. Selon le rapport annuel 2025 de la Commission bancaire de l’UMOA, les dépôts et emprunts ont progressé de 16 %, contre 5,5 % pour les crédits. Un décalage qui souligne la difficulté du système bancaire régional à transformer une épargne abondante en financement de l’économie.

La notation BBB+ assortie d'une perspective stable, est un cran au-dessus de la notation Baa2 de l’agence Moody's et intervient quelques mois après la rupture d’Afreximbank avec Fitch Ratings après avoir accusé l'agence de notation d'avoir mal interprété sa mission suite à une dégradation de sa note en catégorie spéculative en raison de désaccords sur le rôle de la Banque dans les restructurations de la dette du Ghana et de la Zambie.

L’agence de notation financière S&P Global Ratings a accordé jeudi 11 juin, l’«investment grade », soit la note « BBB+ », à la Banque africaine d'import-export (Afreximbank) près de 12 ans après sa dernière évaluation. Ses analystes citent « les antécédents de prêt contracyclique de la Banque et le fort soutien de ses actionnaires.»

Dans leur diagnostic, les experts du FMI relèvent les chocs externes qui pèsent sur l’économie du pays à cause de la situation géopolitique internationale, notamment la guerre au Moyen-Orient. Ils érodent les marges de manœuvre des politiques publiques dans un contexte des pressions budgétaires toujours croissantes. En 2025, le déficit budgétaire a été nettement inférieur aux prévisions, car des tensions sur la trésorerie ont entraîné une forte régulation des dépenses.

A l’issue d’une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite du 26 mars au 8 avril à Antananarivo, au titre de la troisième et la quatrième revue du programme économique dans le cadre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD), les experts du Fonds ont brossé un compte-rendu dans un communiqué publié jeudi 9 avril. Sous réserve d’un accord avec les autorités sur les revues et de l’approbation ultérieure par le Conseil d’administration du FMI, Madagascar pourrait bénéficier d’un décaissement total de 183 millions de dollars.

Le rapport 2024 de la BCEAO met en lumière une réalité surprenante pour les sociétés holding burkinabè, notamment les entités qui détiennent et gèrent des parts dans les établissements de crédit. Leur résultat net a chuté de 12,4%, s’établissant à 100,20 milliards de F CFA, contre 114,40 milliards en 2023. Cette baisse est d’autant plus notable qu’elle contraste avec la solide croissance de leurs produits nets bancaires (PNB), l’équivalent de leur chiffre d’affaires. Ces derniers ont en effet progressé de 9,7%, atteignant 371,9 milliards de F CFA.

Selon les récentes données de la Commission bancaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les sociétés holding burkinabè, comme Coris Holding et Vista Holding, ont enregistré une baisse de 12,4% de leur résultat net en 2024, qui s’établit à 100,20 milliards de FCFA par rapport à 2023.