Selon les récentes données de la Commission bancaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les sociétés holding burkinabè, comme Coris Holding et Vista Holding, ont enregistré une baisse de 12,4% de leur résultat net en 2024, qui s’établit à 100,20 milliards de FCFA par rapport à 2023
Le rapport 2024 de la BCEAO met en lumière une réalité surprenante pour les sociétés holding burkinabè, notamment les entités qui détiennent et gèrent des parts dans les établissements de crédit. Leur résultat net a chuté de 12,4%, s’établissant à 100,20 milliards de F CFA, contre 114,40 milliards en 2023. Cette baisse est d’autant plus notable qu’elle contraste avec la solide croissance de leurs produits nets bancaires (PNB), l’équivalent de leur chiffre d’affaires. Ces derniers ont en effet progressé de 9,7%, atteignant 371,9 milliards de F CFA.
Financement de l’économie : deux acteurs majeurs, Coris Holding et Vista Holding
Le paysage des sociétés holding au Burkina Faso est dominé par deux acteurs majeurs agréés par la BCEAO : Coris Holding et Vista Holding. Ces deux établissements jouent un rôle central dans le financement de l’économie. À la fin de l’année 2024, le total des actifs gérés par ces deux holdings a bondi de 11,8%, pour s’établir à 7 964,70 milliards de FCFA. Un chiffre qui s’explique en grande partie par la performance de Coris Holding, qui se positionne comme la deuxième plus grande compagnie financière de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sur un total de 18 sociétés. Son total bilan s’élève à 6 356,70 milliards de F CFA, ce qui souligne son poids et son influence sur le marché régional. Vista Holding, pour sa part, se maintient à la neuvième place, consolidant ainsi sa présence dans l’écosystème bancaire.
Dynamisme du crédit et de la collecte de dépôts
L’activité de prêt des sociétés holding burkinabè a, quant à elle, affiché une certaine croissance. Les prêts et créances à la clientèle ont atteint 3 786,80 milliards de FCFA à la fin de 2024, soit une progression de 11,30%. Cette hausse témoigne de l’engagement des institutions financières à soutenir l’activité économique et à répondre aux besoins de financement des entreprises et des particuliers.
Parallèlement, la collecte de dépôts, un indicateur clé de la confiance du public, a également été dynamique. Les dettes à l’égard de la clientèle ont grimpé de 9,50%, se chiffrant à 5 031,90 milliards de F CFA. Cette augmentation indique que les banques ont réussi à attirer davantage d’épargne, ce qui renforce leur liquidité et leur capacité à accorder de nouveaux crédits.
En dépit de la baisse de leur rentabilité, les chiffres de la BCEAO montrent un secteur bancaire burkinabè en pleine croissance en termes de volume d’activité et surtout la capacité des acteurs à stabiliser leurs marges bénéficiaires.











