L’agence japonaise de notation financière, Japan Credit Rating Agency (JCR) a réaffirmé mercredi 13 novembre, la note de crédit triple A («AAA») de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), avec une perspective stable
Ce maintien du plus haut niveau de notation pour cette institution multilatérale repose sur plusieurs facteurs-clés-, explique l’agence : «un soutien constant de ses actionnaires, une gestion financière prudente, et une capacité à résister aux aléas économiques des pays africains où elle est massivement engagée.»
Créée il y a cinquante ans, la BADEA bénéficie d’un capital social consistant de 20 milliards de dollars, et présente un profil financier qui a su jusqu’ici traverser les crises.
Gestion de risques prudente
La Japan Credit Rating Agency souligne la prudence de cette banque multilatérale dans sa gestion des risques. Depuis sa création, elle n’a subi aucune perte de crédit sur ses prêts en Afrique subsaharienne, malgré le profil de risque de certains emprunteurs : 90% de ses emprunteurs ont des notations inférieures à «B.» Son statut de créancier privilégié, une caractéristique partagée avec les autres banques de développement multilatérales, la protège contre les défauts de paiement. A fin 2023, son taux de créances douteuses ne représentait que 0,5 % de l’encours des crédits.
L’agence japonaise de notation considère comme un atout le fait que les financements de la BADEA se concentrent uniquement sur les pays non-actionnaires en Afrique, ce qui lui permet de rester focalisée sur son rôle de pont économique entre le monde arabe et le continent africain.
Attractivité
L’agence de notation note que, bien que non orientée vers le profit, la banque est restée rentable jusqu’à présent, les revenus d’intérêts de ses prêts et les revenus de ses investissements ayant dépassé les coûts opérationnels. En 2022, un déficit de 188 millions de dollars avait été enregistré en raison d’une perte de valeur de ses placements, mais la rentabilité a été restaurée avec un excédent opérationnel de 292 millions de dollars dès 2023 et de 101 millions de dollars au premier semestre de 2024.
La BADEA a d’ailleurs récemment testé son attractivité sur les marchés en lançant un emprunt obligataire social de 500 millions d’euros. L’opération a attiré bien plus de souscripteurs que prévu, avec une demande trois fois supérieure à l’offre.
Malgré cette solidité affichée, elle reste exposée aux vulnérabilités économiques de la région. La JCR rappelle que le maintien de cette note «AAA» dépendra de la capacité de l’institution à gérer ces risques dans un environnement international de plus en plus complexe.
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