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L’initiative de la Banque centrale angolaise est inédite sur le continent. Il s’agit d’une première car, jusqu’à présent, ce sont les banques centrales africaines qui signent des accords de swap avec la Banque centrale de Chine.

La Banque nationale d'Angola -BNA-  (ndlr : la Banque centrale) a donné son feu vert afin que les banques commerciales détiennent une partie de leurs réserves en devises en yuan chinois. La devise chinoise rejoint ainsi le dollar, l'euro et le rand sud-africain parmi les devises éligibles, selon une directive de la Banque nationale d’Angola datée du 2 juillet.

Lorsqu’en 2001, Jim O’Neill, économiste chez Goldman Sachs, forge le sigle «BRIC» pour désigner quatre économies émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine), il ne soupçonne probablement pas que cette catégorie d’investissement deviendra, en deux décennies, une réalité géopolitique d’ampleur planétaire. En 2010, l’Afrique du Sud intègre le groupe, puis en 2024-2025, une vague d’adhésion sans précédent transforme l’acronyme en plateforme hétérogène mais stratégiquement ambitieuse. L’élargissement aux Émirats arabes unis, à l’Iran, à l’Indonésie, à l’Égypte et à l’Éthiopie cristallise une mutation profonde : les BRICS aspirent à devenir la voix politique du Sud global.

Le XXIe siècle verra-t-il l’avènement d’un ordre multipolaire fondé sur les BRICS ? Rien n’est moins sûr. Leur poids économique est incontestable, leur volonté politique affichée. Mais sans vision commune, sans gouvernance institutionnelle renforcée, et sans capacité à arbitrer les intérêts nationaux, les BRICS pourraient bien rester ce qu’ils sont encore aujourd’hui : un miroir grossissant des tensions du monde, plus qu’un acteur structurant de son avenir

Coopération BRICS-Afrique : un potentiel fascinant ! Créer des «monnaies binaires» pour accélérer l’industrialisation par substitution aux importations [Par Jean-Pierre Mfomy, ancien banquier - Expert en compensation]

Dans un précédent article - Mécanisme bancaire de la création monétaire et la compensation : une solution d’étape pragmatique à la portée des économies africaines-, l’auteur a démontré comment, en attendant d’émettre leur monnaie à valeur internationale pour le commerce avec l’étranger, les Etats africains peuvent, en s’inspirant de la technique de préfinancement utilisée avec succès en RFA, à partir de 1933,  à l’initiative du Dr. Hjalmar SCHACHT, économiste, Président de la Banque Centrale allemande et Ministre de l’Economie, créer eux-mêmes des «monnaies dédiées» au financement alternatif de leur économie et de leur développement.