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AFRIMAG : En 2024, vous avez été co-auteur du rapport d'information « Le français a encore son mot à dire. Propositions pour une francophonie multilatérale et coopérative. » Quelles étaient les principales recommandations et avez-vous eu le sentiment d'avoir été entendu ? Yan Chantrel : Il est important de rappeler que nous avions été missionnés par la Commission de la culture, de l'éducation, de la communication du Sénat et que ce travail a été fait avec l'ensemble des groupes. Il s'agissait de nourrir le Sommet de la Francophonie à Villers-Cotterêts sous présidence française. Ce rapport a eu un premier impact aboutissant à de riches échanges avec le Gouvernement de l'époque. Mais nous partons du principe qu'il s'agit d'un travail sur le long terme et qu'un suivi est primordial pour que les recommandations deviennent des réalités.

Yan Chantrel est vice-président de la Commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport au Sénat. Il est également Président du Groupe d'études Francophonie et co-auteur d'un rapport sur la francophonie paru en octobre 2024. Parti travailler en 2011 au Québec, il souligne que cette expérience de vie « l'a ouvert à la diversité de la Francophonie qui est parfois perçue comme un concept abstrait en France.» Face à des menaces de coupes budgétaires affectant le budget de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), il tire la sonnette d'alarme aux côtés de 70 parlementaires de sensibilités différentes.

Sa nomination par Audrey Azoulay, en octobre 2025 à Paris, ne doit rien au hasard. Elle salue une vision singulière, à la croisée de la finance, de l’éducation et du développement humain, mais elle reconnaît également l’impact concret d’une expertise qui, du Ghana au Gabon, du Congo à la Côte d’Ivoire, a permis de restructurer plus de 20 milliards de dollars de dette, de mobiliser des fonds souverains, d’accompagner des projets routiers, énergétiques et logistiques, et surtout de rendre l’Afrique lisible pour les investisseurs institutionnels.

À l’heure où l’Afrique affronte un déficit annuel de 170 milliards de dollars en infrastructures et où la compétition mondiale pour les capitaux s’intensifie, un acteur s’impose de plus en plus dans les cercles financiers internationaux : Algest Investment Bank. Depuis plus de vingt ans, cette banque d’affaires indépendante, discrète mais déterminante, est devenue l’une des rares institutions capables de transformer des ambitions politiques en projets financièrement crédibles. À sa tête, Ibrahim Magassa, banquier ivoirien, ancien bénéficiaire des programmes éducatifs de l’UNESCO à Grand-Bassam, aujourd’hui propulsé au rang d’Ambassadeur de bonne volonté pour la Priorité Afrique.

Avec ses partenaires africains, la Corée du Sud affirme vouloir relever les défis mondiaux, notamment la réponse au changement climatique, la sécurité alimentaire, la stabilité de la chaîne d'approvisionnement et la sécurité sanitaire.

La Corée du Sud accueillera le premier Sommet Corée-Afrique les 4 et 5 juin prochains à Ilsan et à Séoul. Le thème retenu est «L'avenir que nous construisons ensemble : Premier Sommet Corée du Sud croissance partagée, durabilité et solidarité.» Le sommet sera axé sur le renforcement de la coopération dans plusieurs domaines tels que les minerais critiques, les infrastructures, les énergies renouvelables et le numérique  

La Présidente du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a fait du développement du continent africain un axe important de sa politique étrangère depuis sa prise de fonction fin 2022, avec une priorité, la lutte contre l’immigration clandestine.

L’Italie, qui assure la présidence du G7 en 2024, a placé le développement de l'Afrique au cœur du prochain Sommet de ce forum informel qui se tiendra du 13 au 15 juin. Rome va ainsi convier plusieurs dirigeants africains à ce rendez-vous

Ivan Illich rejoint quelque part un autre géant de la pensée africaine, l’historien et philosophe peul Amadou Hampâté Ba. Pas sur l’inefficacité de l’école que professe Ivan Illich mais sur la puissance de la transmission du savoir par la voie orale.

De son regard de la société apatride et consumériste, le prêtre Ivan Illich devenu philosophe fut un partisan d'une déscolarisation de la société. Il rejoint quelque part un autre géant de la pensée africaine, l’historien et philosophe peul Amadou Hampâté Ba. Pas sur l’inefficacité de l’école que professe Ivan Illich, mais sur la puissance de la transmission du savoir par la voie orale.