Washington, 15 septembre 2026. Le président Bassirou Diomaye Faye a poursuivi, lundi 14 septembre, sa série de rencontres avec le secteur privé américain dans la capitale fédérale. Au terme de ces échanges, un premier chiffre est tombé : 300 millions de dollars. C’est le montant que la société américaine Cybastion, spécialisée dans la cybersécurité, s’est engagée à mobiliser pour accompagner la transformation numérique du Sénégal.
L’annonce a été faite après une audience accordée par le chef de l’État à une délégation de Cybastion conduite par son PDG, Dr Thierry Wandji. Les fonds serviront à financer des projets dans la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, le développement de centres de données, les transferts de technologie et le renforcement des compétences nationales.
300 millions de dollars pour la cybersécurité, les data centers et les compétences numériques
Cet engagement de Cybastion s’inscrit dans le « New Deal Technologique », qui vise à faire du Sénégal un hub technologique de premier plan d’ici 2034.
Ce n’est pas tout. Le programme prévoit l’implication des startups sénégalaises dans la mise en œuvre des projets, avec l’ambition affichée de conserver une part plus importante de la valeur économique générée par les investissements numériques à l’intérieur du pays. Le président Faye a insisté sur la finalité de cette transformation : des administrations publiques « plus rapides et plus accessibles », des données personnelles mieux protégées, des emplois qualifiés pour une jeunesse « formée et ambitieuse », et un écosystème numérique capable d’innover et d’attirer de nouveaux capitaux.
L’engagement de Cybastion s’articule autour du « New Deal Technologique », la stratégie nationale par laquelle le Sénégal entend accélérer la digitalisation de son économie et de ses services publics. Objectif affiché : mobiliser 1 105 milliards de francs CFA, soit environ 1,9 milliard de dollars, pour établir le pays comme une plateforme technologique de référence d’ici 2034.
L’accord technique conclu avec le FMI, vu à Washington comme un gage de rigueur
Cet accord ouvre selon le président Faye « les perspectives d’un programme économique et financier qui redonne au Sénégal la confiance de ses partenaires. »
Au-delà du numérique, le chef de l’État a multiplié les rencontres. Il a reçu une délégation de la Chambre de commerce des États-Unis — la première organisation patronale américaine — conduite par Kendra Gaither, présidente du Centre d’affaires Afrique-Amérique, et accompagnée de dirigeants d’entreprises dont Motorola Solutions et Kosmos Energy. Il a également échangé avec le Corporate Council on Africa (CCA), la principale association d’affaires américaine dédiée au continent, présidée par Florizelle Liser.
Sur le fond, le message était constant : le Sénégal est une « destination sûre pour l’investissement », appuyée sur une démocratie éprouvée, des institutions stables, un État de droit qui protège les contrats et une économie de marché ouverte. Le président a plaidé pour un partenariat bâti sur « le commerce et l’investissement », dans la continuité des acquis du Millennium Challenge Account et de l’AGOA, et invité les entreprises américaines à s’engager dans l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, la santé et le numérique.
L’Atlantique unit le Sénégal et les États-unis
« Dakar se trouve à sept ou huit heures de vol des États-Unis, plus près que bien des capitales africaines. L’Atlantique unit donc les deux pays plus qu’il ne les sépare », a lancé le président Faye à ses interlocuteurs.
Les délégations américaines ont salué, de leur côté, la « lisibilité de la feuille de route économique sénégalaise » et réaffirmé leur intérêt pour le marché sénégalais, ainsi que leur disponibilité à contribuer à des partenariats public-privé solides. Une suite logique : la Chambre de commerce des États-Unis avait déjà reçu le chef de l’État à Washington en juillet 2025, puis poursuivi les échanges à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.





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