UNESCO, L’Afrique à l'honneur
À l’heure où l’Afrique affronte un déficit annuel de 170 milliards de dollars en infrastructures et où la compétition mondiale pour les capitaux s’intensifie, un acteur s’impose de plus en plus dans les cercles financiers internationaux : Algest Investment Bank. Depuis plus de vingt ans, cette banque d’affaires indépendante, discrète mais déterminante, est devenue l’une des rares institutions capables de transformer des ambitions politiques en projets financièrement crédibles. À sa tête, Ibrahim Magassa, banquier ivoirien, ancien bénéficiaire des programmes éducatifs de l’UNESCO à Grand-Bassam, aujourd’hui propulsé au rang d’Ambassadeur de bonne volonté pour la Priorité Afrique.

Sa nomination par Audrey Azoulay, en octobre 2025 à Paris, ne doit rien au hasard. Elle salue une vision singulière, à la croisée de la finance, de l’éducation et du développement humain, mais elle reconnaît également l’impact concret d’une expertise qui, du Ghana au Gabon, du Congo à la Côte d’Ivoire, a permis de restructurer plus de 20 milliards de dollars de dette, de mobiliser des fonds souverains, d’accompagner des projets routiers, énergétiques et logistiques, et surtout de rendre l’Afrique lisible pour les investisseurs institutionnels. Car c’est bien là que se situe le combat d’Algest : faire tomber les murs d’incompréhension, lever les ambiguïtés, structurer des projets solides et standardisés, bref, créer la confiance sans laquelle aucun capital ne circule.
Cette crédibilité technique, Magassa la porte désormais dans les forums internationaux avec un rôle élargi. À Rabat, lors de l’Africa Investment Forum 2025, son message a résonné comme une mise au point : «le problème de l’Afrique n’est pas le manque d’argent. C’est l’absence de projets suffisamment bien préparés pour convaincre les investisseurs globaux.» Derrière cette formule, une conviction qu’il affûte depuis deux décennies: le financement n’est pas une question de promesses, mais d’ingénierie, de transparence, d’alignement stratégique entre États, banques d’affaires et fonds souverains.
En devenant ambassadeur de l’UNESCO, Magassa élargit encore ce champ d’action. Il défend une idée rarement exprimée avec une telle cohérence : l’Afrique ne se développera pas seulement grâce aux infrastructures, mais grâce aux compétences capables de les concevoir, de les exploiter et de les entretenir. L’éducation, l’innovation, l’entrepreneuriat deviennent ainsi les fondations invisibles de toute politique d’investissement. Une logique que l’on retrouve au cœur même de l’approche d’Algest : sans capital humain formé, aucun projet -même parfaitement structuré- n’est durable.
Ce dossier explore cette double dimension : celle du banquier devenu voix de l’éducation africaine, et celle de l’institution qui reroute, patiemment mais fermement, le capital mondial vers le continent africain.











