La fin d’année coïncide, généralement, avec la publication d’indices dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne font pas la part belle à l’Afrique. Sauf s’il s’agit de juger les «performances» de certains pays du continent par rapport à d’autres.
Ainsi, quand sort l’Indice mondial 2024 du savoir ou, en anglais, le Global Knowledge Index (GKI), personne ne s’illusionne voir un pays africain figurer dans le peloton mais on cherche, tout naturellement, à connaître, dans une sorte de compétition à part, de deuxième ou troisième division, la liste des «10 pays africains les mieux classés» ! Et quand celle-ci est livrée, il y a souvent très peu de surprise : 1. Seychelles, 2. Maurice, 3. Cap Vert, 4. Botswana, 5. Tunisie, 6. Afrique du Sud, 7. Égypte, 8. Namibie, 9. Maroc, 10. Nigeria. Le 10 ème africain est 103ème d’un classement qui a pris en compte, cette année, 141 pays !
Et pour continuer l’exercice avec cet outil de référence mondial pour évaluer les réalisations notables des nations dans le domaine du savoir, des connaissances, avec un large accès à l’éducation, on peut aussi s’amuser à dresser la liste des 10 pays du continent les pires classés dans le monde pour se rendre compte, là encore sans surprise, qu’elles sont occupées uniquement par des pays africains : Guinée (132e),Mozambique (133e), Mali (134e), Mauritanie (135e), Ethiopie (136e), Burkina Faso (137e), Angola (138e), RDC (139e), Niger (140e) et Tchad (141e).
Au niveau mondial, l’indice moyen de la connaissance s’établit à 47,8. L’analyse détaillée des performances individuelles des pays montre que le classement est toujours dominé, au niveau mondial, par les pays nordiques. Au sommet de cet indice, on trouve la Suède avec un score de 68,28/100, devançant la Finlande (67,99), la Suisse (67,91), le Danemark (66,84) et les Pays-Bas (66,84).
Le GKI est un outil de référence mondial, initié en 2017 et publié chaque année, qui permet d’évaluer les réalisations notables des nations dans le domaine du savoir, de l’éducation, de la technologie, de la recherche et du développement.
En plus d’un indice relatif à l’environnement favorable et qui fournit une perspective sur les aspects socioéconomiques, de gouvernance, de santé et environnementaux qui façonnent et soutiennent les piliers de connaissances essentiels, le «Global Knowledge Index» tourne autour de six sous-indices de connaissances essentiels, à savoir : l’éducation pré-universitaire, l’enseignement technique et professionnel et la formation, l’enseignement supérieur, la recherche, le développement et l’innovation, l’information et les communications, la technologie et l’économie.
S’agissant du classement de l’Indice mondial de l’innovation (IMI) 2024, c’est la Suisse qui, pour la 14e année consécutive, est l’économie la plus innovante, suivie de la Suède (2), des États-Unis d’Amérique (3), de Singapour (4), du Royaume-Uni (5), de la Corée du sud (6), de la Finlande (7), des Pays-Bas (8), de l’Allemagne (9) et du Danemark (10).
Pour l’Afrique, on s’est amusé à chercher pour certains pays en espérant avoir une heureuse surprise mais voilà ce que le tirage des cartes a donné dans un classement qui prend en compte 133 pays : Algérie (115e), Angola (133e), le Bénin (119e), le Burkina Faso (129e), le Cap-Vert (90e), la Mauritanie (126e), le Maroc (66e), le Sénégal (92e). La Tunisie (81).
Le Maroc occupe le premier rang mondial pour les dessins et modèles industriels et se classe parmi les 30 premiers pour les dépenses en matière d’éducation, le taux d’actifs incorporels, la formation brute de capital, l’industrie manufacturière de haute technologie et les marques. On peut dire, avec de telles performances que c’est réconfortant certes qu’un pays réalise de telles prouesses, mais cela suffit-il à sauver l’honneur de l’Afrique ?
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