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En rejoignant Afreximbank, l’Afrique du Sud, l’une des principales économies du continent, consolide son positionnement dans une vision africaine fondée sur l’intégration régionale et la transformation du commerce. Cette adhésion intervient dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques et une remise en question de la coopération internationale, poussant l’Afrique à renforcer ses mécanismes de solidarité économique et financière.

L’adhésion officielle de l’Afrique du Sud à l’accord fondateur de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) marque un tournant majeur pour l’intégration économique africaine. À travers un ambitieux programme pays de 8 milliards de dollars, Pretoria s’inscrit désormais au cœur d’une stratégie continentale visant à renforcer le commerce intra-africain, la souveraineté financière et une croissance plus inclusive.

Moustapha Kadi Oumani : C’est une excellente question, car elle touche à un sujet d’actualité brûlante. Il faut rappeler que le premier collège des chefs d’État de la Confédération AES s’est tenu à Niamey le 6 juillet 2024. Le deuxième sommet, organisé à Bamako les 22 et 23 décembre 2025, avait pour objectif principal d’évaluer les avancées réalisées, mais aussi d’examiner les défis sécuritaires, diplomatiques, économiques, sociaux et culturels auxquels font face les trois États membres : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Au lendemain du deuxième sommet des chefs d’État de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), tenu à Bamako du 22 au 23 décembre 2025, AFRIMAG reçoit Moustapha Kadi Oumani, ancien Directeur de Cabinet du Médiateur de la République du Niger et promoteur du Festival de la Concorde et de la Cohésion Sociale (FECCOS).  Initiateur de la valorisation du Sharo, rite ancestral des éleveurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre, il nous livre une lecture approfondie des enjeux sécuritaires, politiques et socioculturels du Sahel, analyse les relations tendues entre l’AES et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et appelle à une sécurité collective fondée sur la souveraineté, la solidarité et le dialogue. Entretien. 

Avec l’inauguration officielle de la Banque confédérale d’investissement et de développement, le Mali, le Niger et le Burkina Faso se dotent d’un nouvel outil financier stratégique. Dotée de 500 milliards FCFA, la BCID-AES ambitionne de soutenir les projets structurants et d’ancrer une nouvelle dynamique de développement et de souveraineté économique au sein de l’espace sahélien.

Dans son discours inaugural, João Manuel Gonçalves Lourenço, président de la République d'Angola et président de l'Union africaine (UA), a souligné que l'Afrique doit investir entre 130 et 170 milliards de dollars par an pour jeter les bases d'une croissance durable. «Nous devons passer des paroles aux actes,» a-t-il exhorté. «Ce sommet représente une étape décisive vers la mobilisation des ressources nécessaires pour renforcer la connectivité et l'intégration à travers notre continent.»

Le troisième sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique s'est ouvert mercredi 29 octobre à Luanda avec un appel à l'action retentissant des dirigeants africains, qui ont souligné que la libération du plein potentiel du continent en tant que moteur de la croissance mondiale dépendait de la réduction de son énorme déficit de financement des infrastructures.

Dans un communiqué publié le jeudi 9 octobre, le COMESA a officialisé le lancement de sa Digital Retail Payments Platform (DRPP), un système de paiement numérique transfrontalier en monnaies locales. Ce projet, désormais en phase de test utilisateur, a déjà été expérimenté avec succès entre le Malawi et la Zambie, selon la Chambre de compensation du COMESA (CCH).

Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) vient de franchir un cap historique en lançant une plateforme numérique de paiement en monnaies locales. Ce système, testé entre le Malawi et la Zambie, promet de réduire drastiquement les coûts des échanges commerciaux entre ses 21 États membres, tout en affranchissant les entreprises de leur dépendance au dollar

Cinq ans après son lancement opérationnel, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) commence à démontrer ses premiers effets tangibles sur le commerce et l’intégration économique du continent. L’année 2024 marque un tournant majeur, selon le rapport annuel publié par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) le 25 juin 2025. Intitulé «African trade in a changing global financial architecture,» ce rapport met en lumière les avancées remarquables mais encore fragiles de la ZLECAf dans un environnement géopolitique et économique mondial de plus en plus instable.

Cinq ans après son lancement opérationnel, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) commence à montrer ses premiers effets tangibles sur le commerce et l’intégration économique du continent. L’année 2024 marque un tournant majeur, selon le rapport annuel publié par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) le 25 juin 2025. Intitulé «African trade in a changing global financial architecture,» ce rapport met en lumière les avancées remarquables mais encore fragiles de la ZLECAf dans un environnement géopolitique et économique mondial de plus en plus instable.