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Le stress démarre dès la réservation. Sauf s’il passe par une agence de voyages qui lui facilitera grandement la tâche pour un prix modeste, le client devra à l’aide de son ordinateur ou son smartphone sélectionner le ou les vols qui lui conviennent sans connaître le prix final de la transaction.

C’est bien connu, la moitié des passagers ont peur à bord d’un avion. Ce n’est souvent qu’une angoisse diffuse, mais elle peut prendre parfois des aspects plus spectaculaires comme ce passager d’United Airlines qui à 11.000 d’altitude a tenté d’ouvrir la porte de l’appareil sur un vol entre Newark et Guatemala City. Il faut dire que le parcours d’un client pour arriver à bon port est semé d’un impressionnant nombre d’obstacles.

D’abord il faut disposer de l’espace aérien en particulier dans les zones très denses comme les Etats Unis ou l’Europe. Ensuite il faut bien admettre que le transport aérien est source d’émission de CO², même s’il ne représente que moins de 3% des émissions. Enfin il faut tenir compte de l’attitude des populations riveraines des grands aéroports qui supportent de plus en plus mal le survol des appareils même si ceux-ci font de moins en moins de bruit.

Le cap des 5 milliards de passagers sera dépassé en 2026. Pour atteindre ce niveau exceptionnel, il ne faut pas moins de 28.000 appareils en service pour desservir un peu plus de 4.000 aéroports dans le monde. Ce volume de trafic commence à poser de sérieux problèmes.

En effet, dans le transport aérien une forte hiérarchie s’est établie au fil du temps entre les différentes activités. Tout en haut de la pyramide sont les pilotes. Ils sont les mieux rémunérés, les plus considérés, et les plus choyés par les compagnies. Ils sont également puissamment syndiqués et sont capables de tenir des conflits sociaux de longue durée largement soutenus par leurs organisations syndicales. Ils ont toujours gagné leurs bras de fer avec les directions des compagnies. Pour tout dire ils sont un peu, de par leur capacité de nuisance, le cauchemar des directions.

Le lundi 10 mars le transport aérien allemand a été presque totalement paralysé suite à une grève massive des salariés au sol dans les aéroports organisée par le puissant syndicat Ver.di. C’est ainsi, par exemple que l’aéroport de Berlin a été totalement fermé, que Francfort était dans l’incapacité d’assurer les correspondances que Munich et Hambourg ont été eux aussi très perturbés. Au total 3.400 vols ont dû être annulés et 500.000 passagers n’ont pas pu voyager. L’objet de ce conflit social est d’obtenir une revalorisation des rémunérations pour l’ensemble des employés de ce secteur. Ils sont dans ce pays 28.000 répartis en une grande variété de métiers dont finalement chacun peut bloquer une activité dont on ne dira jamais assez la complexité

Le premier effet de cette digitalisation à outrance est la disparition des personnels dans les aérogares, remplacés par soit des outils informatiques liés aux smartphones, soit par des bornes auxquelles est difficile de parler et pour les derniers sujets la mise à disposition des téléphones là où il y avait des comptoirs et des agents auxquels les passagers pouvaient s’adresser. Certes je n’oublie pas que ces nouveaux outils peuvent avoir du bon. La sortie des cartes d’embarquement sans passer par un comptoir d’enregistrement est très certainement un progrès unanimement apprécié. Les systèmes de recherche des bagages perdus sont de plus en plus performants.

On ne compte plus les initiatives destinées à faire baisser le coût du transport aérien sans douleur pour les professionnels du secteur. Et pourtant ce sont bien eux les premiers impactés ainsi que les clients, bien entendu. Les premiers, les salariés jugés facilement remplaçables, je parle des personnels au sol sont une cible facile pour les chasseurs de coûts. Chaque fois que l’on peut les remplacer par un outil informatique il n’y a aucune hésitation. Pour le moment, les personnels navigants ne sont pas touchés car la règle d’un steward ou hôtesse pour 50 sièges est encore respectée et il y a peu de chances pour que cela change et enlever une partie de l’équipage dans le cockpit des avions n’est pas pour demain alors qu’on sait piloter les appareils depuis le sol et qu’en théorie, on pourrait s’en passer

Si les capacités de ses transporteurs aériens ont augmenté de 5,3%, l’Afrique continue cependant d’afficher le coefficient d’occupation le plus faible, porté à 73,2% soit +3,4 points par rapport à octobre 2023, mais en deçà de la moyenne mondiale qui dépasse les 80%. L’Europe affiche la meilleure performance sur ce segment (85,7%), suivie de l’Amérique latine et l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), de l’Asie-Pacifique et du Moyen-Orient, qui présentent respectivement 85,3%, 84,2% et 82,9%.

Au mois d’octobre 2024, le trafic passagers des compagnies africaines a enregistré une hausse de 10,4% en glissement annuel, selon l’IATA (Association internationale du transport aérien) dans un rapport publié mercredi 4 décembre. Le continent réalise la 3e meilleure performance par région au niveau mondial, derrière l’Asie-Pacifique (+17,5%) et l’Amérique latine (+10,9%), et devant l’Europe (+8,7%), l’Amérique du Nord (+3,2%) et le Moyen-Orient (+2,2%