Au mois d’octobre 2024, le trafic passagers des compagnies africaines a enregistré une hausse de 10,4% en glissement annuel, selon l’IATA (Association internationale du transport aérien) dans un rapport publié mercredi 4 décembre. Le continent réalise la 3e meilleure performance par région au niveau mondial, derrière l’Asie-Pacifique (+17,5%) et l’Amérique latine (+10,9%), et devant l’Europe (+8,7%), l’Amérique du Nord (+3,2%) et le Moyen-Orient (+2,2%)
Si les capacités de ses transporteurs aériens ont augmenté de 5,3%, l’Afrique continue cependant d’afficher le coefficient d’occupation le plus faible, porté à 73,2% soit +3,4 points par rapport à octobre 2023, mais en deçà de la moyenne mondiale qui dépasse les 80%. L’Europe affiche la meilleure performance sur ce segment (85,7%), suivie de l’Amérique latine et l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), de l’Asie-Pacifique et du Moyen-Orient, qui présentent respectivement 85,3%, 84,2% et 82,9%.
Au global, le trafic sur le plan mondial est une hausse de 7,1%, portée par une augmentation de 9,5% des vols internationaux et de 3,5% du trafic intérieur. La Chine, dont le marché a connu une croissance remarquable, a été l’un des leviers de la hausse des volumes d’après l’IATA. Mais certains défis subsistent et perturbent toujours l’amélioration souhaitée du taux de remplissage.
«Les politiciens qui envisagent d’essayer de taxer le transport aérien pour réduire les émissions feraient bien de le noter. Même si moins de personnes prennent l’avion parce que les taxes le rendent trop cher, cela ne signifie pas automatiquement une réduction des émissions, car les avions voleront toujours, mais avec moins de passagers», a déclaré Willie Walsh, DG de l’IATA.





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