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Pendant longtemps, les politiques agricoles africaines ont principalement été pensées sous l'angle de la production. Produire davantage. Étendre les surfaces cultivées. Accroître les rendements. Or le véritable défi africain n'est plus uniquement celui de la production agricole. Il est celui de l'organisation des chaînes de valeur. Dans ce contexte, une notion devient absolument centrale : l'agrégation.

L'Afrique possède près de 60 % des terres arables non exploitées de la planète. Pourtant, le continent continue d'importer massivement des produits alimentaires transformés, demeure exposé à la volatilité des marchés internationaux et voit une partie considérable de la valeur créée par ses ressources agricoles captée hors de ses territoires. Ce paradoxe n'est pas seulement économique : il est stratégique, social, politique et géopolitique.

«Appelons toutes les parties prenantes à respecter et promouvoir de la même manière le Code international de conduite sur la gestion des pesticides, en reconnaissant la nécessité d'efforts de coopération entre les organismes gouvernementaux et réglementaires, l'industrie des pesticides, les organisations internationales, les commerçants, l'industrie alimentaire, les utilisateurs de produits et les groupes d'intérêt public», indique le communiqué de Corplife.

Le Code de conduite (ICoC), régi par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est un instrument volontaire couvrant l'ensemble du cycle de vie des pesticides, depuis la recherche et le développement, la fabrication et l'utilisation, jusqu'à l’élimination et le traitement en toute sécurité des déchets.

A raison. Avec 80 millions d’hectares de terres arables, la RDC aurait, selon l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), le potentiel pour nourrir 2 milliards d’individus – soit, théoriquement, un être humain sur quatre.

Très dépendante du secteur extractif et de ses fluctuations, la République démocratique du Congo dispose pourtant des moyens pour s’imposer comme le « grenier » agricole de l’Afrique. Un objectif qui ne pourra être atteint qu’avec le plein concours du secteur privé, à l’image du groupe dirigé par l’homme d’affaires George Forrest, qui pense que « l’agriculture pourrait bientôt dépasser l’exploitation minière en tant qu’industrie dominante en RDC ».