Une première en Afrique de l’Est. Au Rwanda, des chercheurs sont en cours d’exploiter des roches métamorphiques en vue de les rendre favorables à une variété de cultures vivrières.
D’un côté, ces techniques consistent à l’utilisation des roches volcaniques pour la minéralisation des sols ferralitiques désignées comme étant les moins productifs au Rwanda. Il est aussi question d’apprendre aux petits exploitants agricoles à cultiver des plantes aux racines peu profondes au milieu des roches.
«Face à la situation actuelle qui s’impose pour arriver à la sécurité alimentaire, il y a plusieurs méthodes rentables qui peuvent être adoptées pour ne pas dépendre entièrement de la terre dans la production d’aliments», motive le Dr. Didace Nahimana, chercheur vétérinaire et enseignant au collège d’agriculture, de sciences animales et de médecine vétérinaire de l’Université du Rwanda.
Selon lui, les produits alimentaires d’origine végétale sont essentiels. Mais, interpelle-t-il, compte tenu des limites actuelles imposées par la superficie de terres cultivées l’élaboration de nouveaux produits destinés à la consommation animale s’avère aussi important au Rwanda. Ici, il faut noter que la population est de plus de 12,50 millions habitants sur une petite superficie de 26.338 km2. Et d’après les estimations du ministère en charge de l’Agriculture, 70 % de la population vit du secteur agricole.
La superficie totale des terres arables est d’environ 1,4 million d’ha, soit 52% de la superficie totale du pays, selon les statistiques du ministère de l’Agriculture et des ressources animales.
Faire face à l’érosion
Une technique salutaire selon le Dr. Nahimana. Car, justifie-t-il, il intervient au moment où les chercheurs estiment que le sol du Rwanda reste soumis à des menaces posées notamment par les activités humaines ont appauvri les sols en matières organiques, en éléments minéraux.
Ainsi, avec cette innovation, les chercheurs misent surtout à s’investir dans la conservation du sol dans les zones où les agriculteurs sont en train d’explorer cette technique pour augmenter la production.
Une technique d’ailleurs déjà appréciée par les pratiquants. Ils affirment qu’elle n’exige pas beaucoup de ressources. «Car, pour planter, il suffit de trouver une fissure au milieu de la roche pour atteindre un petit bout de terre», confie un agriculteur du nord du Rwanda. Et d’ajouter que le plus important est de trouver une roche adaptée et qui possède beaucoup de petites fissures et de trous, donnant de l’espace à la plante pour loger ses racines.
D’après les données de l’Office rwandais de développement de l’agriculture (RAB), le plus gros problème auquel l’agriculteur rwandais est confronté depuis de nombreuses années est la perte progressive de productivité du sol à cause de l’érosion.


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