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En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.

Le mobile money est devenu, en quinze ans, le principal moteur de l’inclusion financière en Afrique. Il est aussi, de plus en plus, une cible fiscale. Ces deux réalités coexistent désormais dans une contradiction qui commence à coûter cher aux économies africaines. Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) convergent vers le même constat : taxer les transactions numériques freine l’inclusion financière sans générer les recettes espérées. Certains gouvernements commencent à corriger le tir. D’autres cherchent encore leur équilibre.

Le taux de bancarisation au Sénégal était d'environ 23-24% en 2024, selon différentes sources fiables. Si l'on élargit à l'inclusion financière, en incluant des services comme la microfinance et la monnaie électronique, le taux atteint environ 80% à fin 2023. C’est ce ratio qu’une taxe comme celle que le gouvernement pourrait appliquer pour renflouer ses caisses qui risque d’être détricoté

Le gouvernement du Sénégal envisage d’introduire une taxe sur les transactions de mobile money dans le cadre de son plan de redressement économique 2025–2028.
Avec ce projet, s’il est maintenu, le gouvernement risque d’annihiler les retombées des acquis pour la population non bancarisée du pays, soit 76 %.
Une taxe généralisée sur le mobile money aurait des effets contre-productifs comme le montrent de nombreux exemples de pays qui ont taxé et ont fini par revenir sur leur décision

Le Forum vise à améliorer le commerce intra-africain et soutenir le commerce global de l’Afrique avec le reste du monde en s’alignant sur les normes internationales en matière de conformité afin de renforcer la crédibilité et de créer un commerce global sûr’’, a souligné le directeur de la conformité d’Afreximbank, Idrissa Diop, cité par le communiqué.

Un Forum international sur la conformité et la transparence dans les transactions commerciales et financières en Afrique se tiendra du 4 au 6 septembre prochains à Dakar, à l’initiative de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) Initié en partenariat avec le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), ce forum tend à améliorer le commerce global en Afrique et à s’aligner sur les normes internationales de réglementation et de conformité, indique un communiqué des organisateurs

Finances publiques tunisiennes

Tunis prépare un projet de loi concernant les transactions financières avec l’étranger et le Code des changes. Ce texte a pour objectifs «le rétablissement progressif des équilibres des finances publiques, l’amélioration du rendement et des procédures du régime de change, ainsi que celle du climat de l'investissement et des affaires ».