C’est un impressionnant casting de grands opérateurs de gestion aéroportuaire qui se positionnent sur la concession de l’exploitation du tout nouvel aéroport de Luanda, le plus grand du pays. Pour l’instant, le match se joue entre des groupes allemands, français et sud-africains. Les Turcs seraient aussi en embuscade, selon l’agence Bloomberg, même si pour l’instant, ils restent dans l’ombre. Verdict, fin février prochain.
Fraport AG, le groupe allemand de l’exploitation aéroportuaire, le groupe de construction français Vinci SA, et la société Airports Company South Africa (ACSA) ont soumis des offres pour la gestion du nouvel aéroport international de Luanda inauguré en octobre dernier, révèle Bloomberg. Ce qui est certain, c’est que la compétition sera très dure car les prétendants ont tous des solides références. Les autorités angolaises feront connaître leur choix à la fin du mois de février 2024 au plus tard.
La présence de la société allemande Fraport AG dans la compétition est en phase avec ses ambitions stratégiques au-delà de ses frontières, notamment en Afrique. Dans son rapport d’activité 2022 destiné aux actionnaires, l’entreprise assure viser « une présence significative sur le continent.» La forte croissance du trafic des passagers en Afrique, +65%, doublée de celle du fret, en hausse de 4,1%, fait du marché africain un relais de croissance pour le groupe de gestion aéroportuaire allemand. Pour l’instant, sa filiale ACSA gère l’ensemble des principaux aéroports sud-africains, y compris ceux de Johannesburg et de Cape Town. Ces deux plateformes ont enregistré ensemble 22,5 millions de passagers en 2022. Pour sa part, le groupe français Vinci, via sa filiale Vinci Airports, a décroché durant l’été 2023 la gestion des aéroports du Cap-Vert qui ont enregistré 2,2 millions de passagers en 2022. Il gère aussi deux aéroports en Tunisie dont celui de Tunis.
Avec son nouvel aéroport, l’Angola affiche de grandes ambitions, visant à moyen terme, un total de 15 millions de passagers par an. Ce qui le placerait en deuxième position sur le continent, derrière l’aéroport international du Caire.
L’appel d’offres pour la gestion de cet aéroport, dont Luanda veut faire une plateforme de trafic aérien en Afrique australe, a été lancé le 17 novembre dernier. Il a été construit par des entreprises chinoises de BTP pour un peu plus de 3 milliards de dollars.
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