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Olam vend des actifs au Gabon pour 18 millions de dollars

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Palmiers à huile* Le Singapourien Olam installé au Gabon à travers plusieurs projets a décidé de se séparer de quelques-uns

* L’objectif est de faire des économies et de d’alléger la trésorerie de la filiale gabonaise

tinmar 970

Après avoir essuyé une baisse de ses performances financières pour l’année fiscale 2012-2013, le Singapourien Olam a décidé de vendre une partie de ses activités au Gabon. La vente concernerait une partie de ses actifs forestiers et le repreneur serait un groupe Chinois. Selon un communiqué émis par la société, Olam compte ainsi empocher quelque 18 millions de dollars à travers cette transaction qui devrait être finalisée d’ici la fin de l’année 2014, plus précisément au quatrième trimestre, sans doute après la clôture de l’année fiscale en cours.

Olam devrait donc liquider deux scieries dans la région de Makokou, des concessions forestières exploitées conjointement avec l’Etat du Gabon, mais aussi un terrain industriel de 2,5 ha situé dans la zone économique spéciale (ZES) de Nko. Néanmoins, pour le moment, le nom du repreneur chinois est tenu secret.  « Le retrait du secteur forestier devrait nous permettre de concentrer toutes nos ressources sur les quatre autres projets développés au Gabon, à savoir les projets de plantations de palmiers à huile et d’hévéa, l’usine d’engrais et la ZES », a affirmé Gagan Gupta, directeur général d’Olam Gabon.

Le singapourien ne devrait pas tirer de plus-values de cette opération, toujours selon  le mangement de la société. Au contraire, il y a une moins-value de 4.5 millions de dirhams, de plus la restructuration devrait lui coûter quelque 6,5 millions de dollars.  Cependant, en se concentrant sur ses quatre autres activités, Olam compte économiser 13,5 millions de dollars dès l’année prochaine. De même, son besoin en fonds de roulement s’allège de 20 millions de dollars, permettant de détendre la pression sur sa trésorerie.     

Cette décision est donc motivée pour des raisons purement financières, puisque le groupe a vu ses performances se réduire en 2012-2013, malgré un chiffre d’affaires en forte hausse de 21,7% à 20,8 milliards de dollars. Le résultat net avait cependant baissé de2,2% à  362,6millions de dollars contre 371 une année plutôt.

Il convient de rappeler que le groupe Olam compte se déployer à travers de nombreux projets sur le continent, pour le financement duquel, il a obtenu un important prêt de la Banque africaine de développement. Car, à  l’occasion de la publication de ses résultats annuels 2012, Olam avait souligné son intention de se développer en Afrique de l’Ouest. Il avait fait part de son intérêt pour les produits packagés (biscuits, jus, sauce tomate, etc), avec dans sa ligne de mire la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, le Togo et le Niger.

Dans le cadre de projets agro-industriels dans plusieurs pays du continent, une filiale mauricienne d’Olam, Olam Aviv Investment Holdings,  avait obtenu un prêt de 80 millions de dollars, libellé en devises locales, de la part de la BAD. Ce financement devait servir au programme Olam Africa Investment Program (OAIP), dont l’objectif est d’accroître l’intégration de la chaîne de valeur agricole d’Olam via des investissements dans la transformation du blé et de l’huile de palme en Afrique. Dans ce cadre, cinq sous-projets sont prévus au Cameroun, au Ghana, au Mozambique et au Sénégal

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