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Panel sur la transparence et le développement durable : La Mauritanie inscrit la pêche dans l’agenda de l’ITIE

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La tenue à Nouakchott, les 19 et 20 janvier derniers d’un panel sur la transparence et le développement durable en Afrique est la preuve que le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, veut finir en beauté son mandat à la tête de l’Union africaine.

Sidi Ould Tah, ministre mauritanien des Affaires économiques

Sidi Ould Tah, ministre mauritanien des Affaires économiques

Cette conférence a surtout permis au président Ould Abdel Aziz de réaffirmer son engagement en faveur de la lutte contre la corruption.

Devant les représentants de 150 pays et organismes internationaux (Banque mondiale, FMI, BAD), le président mauritanien a battu en brèche l’action de son pays dans le domaine de la lutte contre la corruption. Il annoncera même que la Mauritanie a décidé de proposer l’entrée du secteur de la pêche dans le champ d’action de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE). Cette proposition mauritanienne, et celle faite par d’autres pays africains pour que l’industrie du bois fasse également partie des matières sur lesquelles l’ITIE a un droit de regard, s’inscrivent bien dans le cadre du thème général de ce panel de haut niveau intitulé « transparence et développement durable ». Car l’Afrique perd chaque année environ 3% de croissance du fait de la corruption et de la mauvaise gouvernance. « Le défaut de transparence est la seconde cause des conflits en Afrique » rappelle Maurice Enguélé de l’Institut africain de la bonne gouvernance qui cite la charte africaine de la démocratie comme pièce essentielle dans une panoplie d’instruments juridiques au niveau continental.

Pour cet expert, la promotion de la bonne gouvernance ne pourra avoir de succès sans un changement des mentalités. C’est un processus politique à long terme.

Surtout quand on sait que des 34 pays africains ayant adhéré au mécanisme pour la Transparence des industries extractives, seuls 17 ont terminé leur auto-évaluation et sont en train de mettre en place des plans d’action. Le mécanisme est basé sur l’auto-appropriation et la participation, ce qui suppose une concertation effective entre gouvernement et société civile.

Mais il reste, pour beaucoup d’observateurs, que le président Aziz, voulait faire de cette conférence de Nouakchott, comme celle dite du Processus de Nouakchott que la capitale mauritanienne a abritée quelques semaines plus tôt, la consécration de son mandat à la tête de l’UA.

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