Après avoir réussi à imposer aux exploitants du bois, le traitement local des grumeaux, le Gabon compte développer une industrie thonière domestique afin de capter davantage de valeur ajoutée. Il compte s’appuyer sur le nouvel accord de pêche avec l’Union européenne pour réussir ce pari
Certains pays africains continuent de signer des contrats léonins avec les partenaires européens et asiatiques qui viennent surexploiter les ressources halieutiques pour quelques kopeks sans créer des emplois locaux et sans même débarquer localement les prises. Le Gabon a visiblement décidé de mettre fin à ce modèle de surexploitation en profitant de ses accords pour développer une industrie poissonnière, plus particulièrement thonière, pour engranger au passage 576 milliards de Fcfa par an.
C’est en effet, ce qu’a affirmé Biendi Maganga Moussavou, le ministre gabonais des Pêches qui explique que « 32 millions de kg de thons par an » seront extraits alors qu’une fois transformé, le kilogramme ne vaudra pas moins de 18.000 Fcfa, soit quelque 18 millions de Fcfa la tonne, d’où le montant global énoncé.
Pour capter autant de valeur ajoutée est l’installation d’une ou plusieurs usines de transformation allant des produits frais au conditionnement en conserves. « Nous avons une usine qui est du côté de Barracuda, une usine très belle dont nous travaillons à la relance. Et nous pensons implanter une autre usine à côté du port. La task force qui a été mise en place dans le cadre du Plan de l’accélération de la transformation de l’économie gabonaise travaille à rendre ce projet concret », a-t-il expliqué.

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