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Cinq ans après son lancement opérationnel, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) commence à démontrer ses premiers effets tangibles sur le commerce et l’intégration économique du continent. L’année 2024 marque un tournant majeur, selon le rapport annuel publié par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) le 25 juin 2025. Intitulé «African trade in a changing global financial architecture,» ce rapport met en lumière les avancées remarquables mais encore fragiles de la ZLECAf dans un environnement géopolitique et économique mondial de plus en plus instable.

Cinq ans après son lancement opérationnel, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) commence à montrer ses premiers effets tangibles sur le commerce et l’intégration économique du continent. L’année 2024 marque un tournant majeur, selon le rapport annuel publié par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) le 25 juin 2025. Intitulé «African trade in a changing global financial architecture,» ce rapport met en lumière les avancées remarquables mais encore fragiles de la ZLECAf dans un environnement géopolitique et économique mondial de plus en plus instable.

En fait, l’ajustement du rating d’Afreximbank à BBB-, est une révision des perspectives de la banque de financement du commerce extérieur de l’Union africaine auquel l’agence Fitch reproche sa politique de gestion des risques et de provisionnement de créances douteuses. Les perspectives négatives adossées à la note d’Afreximbank signifient que si d’ici un an, la situation de l’institution n’évolue pas, elle pourrait perdre son triple B (l’investment grade). Les analystes de Fitch ont estimé que le taux de créances douteuses d'Afreximbank dépassait le seuil de «risque élevé» de 6 % défini dans la grille d’évaluation de l'agence de notation. Pour se défendre, Afreximbank a indiqué que dans ses comptes du premier trimestre 2025, le taux de créances douteuses s'élevait à 2,44 %.

L’abaissement en milieu de semaine dernière par l’agence Fitch Ratings de la note de crédit d’Afreximbank de BBB à BBB-, a mis le feu aux poudres. Depuis Addis-Abeba, les snipers du «Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP)» créé par l'Union africaine (UA), ont aussitôt sorti les canons pour pilonner cette décision au motif «qu'elle était basée sur une catégorisation défectueuse des prêts.» Ces fonctionnaires ont même exigé que l’agence Fitch reconsidère sa décision. Rien que ça !

Moins d’une semaine plus tard, ce mardi 10 juin, la banque africaine a tenu à rétablir sa version des faits. Elle conteste vigoureusement l’analyse de Fitch, qu’elle qualifie de fondée sur une mauvaise interprétation de ses obligations juridiques et de sa mission. Selon Afreximbank, aucune restructuration de dette n’est en cours avec ses pays membres. L’institution rappelle qu’elle opère sous un traité constitutif signé par 53 États africains, traité qui interdit expressément tout engagement de ce type hors d’un cadre légal strict.

Après la dégradation de sa note de crédit par l’agence Fitch, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) contre-attaque. L’institution financière dénonce une interprétation erronée de son cadre juridique et une lecture inexacte de ses risques financiers. Le débat relance les tensions entre agences de notation et institutions africaines

Les Assemblées annuelles d’Afreximbank constituent l’un des rassemblements les plus attendus sur le continent africain, avec des discussions politiques de haut niveau, des exposés et des événements parallèles sur des questions pertinentes pour le développement socio-économique de l’Afrique ainsi que des sessions de mise en réseau commercial qui favorisent l’intégration par le commerce et les investissements.

Les 32es Assemblées annuelles d’Afreximbank en juin 2025 devraient être le plus grand rassemblement mondial de l’Afrique dans l’histoire des assemblées annuelles de la Banque. Plus de 6 000 délégués, dont des chefs d’État, des représentants de gouvernements, des capitaines d’industrie, des hommes d’affaires, des décideurs, des universitaires, d’illustres experts et conseillers d’Afrique, de la région de la CARICOM et du monde entier sont attendus

Le document d’adhésion, signé par Dr. Khaled Al-Mabrouk Abdullah, ouvre la voie à une coopération entre le gouvernement libyen et Afreximbank sur des projets de développement clés en Libye, en mettant l’accent sur la facilitation du commerce, le développement des infrastructures et le soutien financier à la nation nord-africaine.

La Libye a officiellement adhéré à l’accord d’établissement de la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), devenant ainsi la 53e nation membre. Avec l’adhésion de la Libye, la quasi totalité des pays africains sont aujourd’hui membres de cette institution financière dédiée au commerce, un cheminement vers le renforcement de la coopération continentale en matière de commerce et de développement.