Tous les articles qui parlent de Constant Mutamba

Son crime ? L’ex-garde des sceaux était accusé d’avoir tenté de détourner près de 20 millions de dollars US dans le cadre d’un marché pour la construction d’une nouvelle prison à Kisangani (nord-est de la RDC). Il risquait jusqu’à 10 ans de prison et 20 ans d’interdiction d’accès à toute fonction officielle.

Le jeune Constant Mutamba 37 ans a été un éphémère ministre de la Justice de la RDC du juin 2024 au 18 juin 2035. Condamné ce 2 septembre à Kinshasa à 3 ans de travaux forcés, il lui est également interdit d’accès, pour une période de 5 ans, à toute fonction publique par la Cour de cassation pour détournement de fonds publics

Le GAFI, organisme intergouvernemental, veille à la conformité des États en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Être placé sur sa liste grise signifie que le pays présente des lacunes stratégiques dans ces domaines. Pour les banques internationales, les bailleurs de fonds, les investisseurs institutionnels et les partenaires techniques, cela implique un niveau de risque élevé, justifiant des restrictions, voire des désengagements.

Depuis son inscription sur la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI) en 2022, la République Démocratique du Congo fait face à un défi majeur : rétablir sa crédibilité financière sur la scène internationale. Cette situation, loin d’être purement administrative, a des conséquences réelles et profondes. Elle ralentit les investissements directs étrangers, limite l’accès du pays aux marchés financiers, fragilise le système bancaire et prive l’économie nationale de devises indispensables à sa croissance

Pour ses partisans, Mutamba représentait un vent de fraîcheur dans un secteur judiciaire trop longtemps gangrené par la corruption. Sa rigueur, son franc-parler et ses dénonciations publiques dérangeaient. «Il faisait peur aux magistrats et procureurs corrompus,» affirment certains. Il osait toucher à l’intouchable, secouer les bastions de l’impunité, et appelait à une justice au service du peuple.

Dans les couloirs du pouvoir à Kinshasa, peu de figures auront autant polarisé les opinions que le ministre de la Justice de la RDC Congo, M. Constant Mutamba. Jeune, ambitieux, rigoureux, parfois clivant — il incarnait à la fois l’espoir d’un renouveau et la peur d’un pouvoir sans compromis. Mais aujourd’hui, son nom ne fait plus vibrer les foules ; il résonne dans les salles d’audience où se prépare son procès pour détournement présumé de fonds publics.

Les Nations-Unies ont, à plusieurs reprises, confirmé la présence des militaires rwandais dans les rangs du groupe M23, des officiers qui conduisent les opérations militaires et participent aux combats.

La justice militaire de la République démocratique du Congo (RDC) a officiellement sollicité la levée de l’immunité parlementaire de Joseph Kabila, ex-président et actuel sénateur à vie. Elle souhaite engager des poursuites contre lui pour des accusations particulièrement graves : crimes de guerre, crimes contre l’humanité, trahison et participation à un mouvement insurrectionnel.