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Dans ce contexte, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest se positionnent pour accueillir ces infrastructures critiques. Si des pôles se sont déjà affirmés, notamment à Dakar ou à Abidjan, un acteur encore relativement discret pourrait émerger dans la prochaine décennie : la Guinée.  

La révolution numérique africaine entre dans une nouvelle phase. Après l’essor de la connectivité mobile et des fintechs, le Continent voit désormais émerger un enjeu stratégique plus discret mais déterminant : celui des infrastructures de données. Les data centers sont devenus les piliers invisibles de l’économie numérique. Ils hébergent les services publics, les plateformes financières, les clouds d’entreprise et, de plus en plus, les données souveraines des États

La Guinée se dote d’un nouveau cap économique à long terme. Avec l’adoption de la Loi de plan 2026-2040 et de la Loi-programme 2026-2030, le gouvernement inscrit désormais l’action publique dans un cadre structuré visant la valorisation durable des ressources naturelles et la transformation de l’économie nationale.

La Guinée vient de franchir une étape majeure dans sa stratégie de développement. Réuni en séance plénière le 5 mars 2026, le Conseil national de la transition (CNT) a adopté la Loi de plan 2026-2040 et la Loi-programme 2026-2030 consacrant le Programme Simandou 2040. Porté par la vision du président Mamadi Doumbouya, ce plan de transformation économique sur quinze ans mobilisera plus de 200 milliards de dollars d’investissements pour faire des ressources naturelles un levier de développement durable et de diversification de l’économie.

Simandou a été inauguré en grande pompe en novembre dernier par le Général Mamady Doumbouya, largement favori à l’élection présidentielle du 28 décembre. La mise en service de Simandou a renforcé la position de leader mondial du fer et de la bauxite de la Guinée. La bauxite est utilisée pour la production d'aluminium.

Les travailleurs du gigantesque complexe minier de Simandou découvrent amèrement la traduction concrète de l’adage selon lequel «on ne peut faire une omelette sans casser les œufs.» Promu par Conakry comme le symbole de la transformation économique du pays, Simandou vient de lancer un dégraissage dans ses effectifs en licenciant des centaines de travailleurs au moment où ce gisement commence à exporter du minerai de fer après des décennies de retards et de scandales de corruption.