C’est l’un des projets le plus ambitieux du «Programme Simandou 2040», cette vision présidentielle qui s’inspire de la fameuse théorie de l’industrie industrialisante conçue par l’économiste français Gérard Destanne de Bernis.
En s’appuyant sur l’impact de l’exploitation de ce gigantesque gisement minier, le gouvernement guinéen prévoit la création de trois banques sectorielles dans le cadre du pilier 4 de «Simandou 2040», a annoncé le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla lors de la présentation de Programme aux opérateurs économiques. Ces établissements bancaires spécialisés auront pour mission de financer des secteurs ciblés – agriculture, habitat, industrie, PME, infrastructures- à travers des dispositifs adaptés à leurs besoins de financement. Les autorités n’ont pas précisé le chronogramme de lancement de ces institutions appelées à intervenir en complément des banques traditionnelles déjà actives dans le pays.
Une banque sectorielle se distingue par sa spécialisation à l’inverse de banques universelles qui interviennent dans tous les secteurs. Ce modèle permet de concentrer les ressources financières sur des besoins ciblés, notamment dans des secteurs où l’accès au crédit est difficile.
Le système bancaire guinéen compte 22 établissements de crédit, dont 20 banques, une institution financière spécialisée et un organisme de financement (crédit à la consommation).
La création de ces banques s’inscrit dans un portefeuille de 14 projets et réformes structurants prévus dans le cadre du pilier 4 de «Simandou 2040.» Parmi ces projets figurent la création d’un fonds souverain, d’un fonds de garantie et d’une Caisse de Dépôt et de Consignations, ainsi que le renforcement de la Banque nationale d’investissement de Guinée. Ce programme prévoit aussi des mesures liées à la mobilisation des ressources intérieures, à la gestion des finances publiques, à la numérisation des procédures budgétaires et à l’encadrement des partenariats public-privé.
![Éclairage | En Afrique, le premier tableau de bord d’un produit importé doit expliquer les exceptions, pas seulement les ventes [Par Yinghang Wu, fondateur de ChinaBrandPath] Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Port-de-Lome--317x200.png)




Guinée

![Tribune | Le retour de la politique industrielle : ْْune fenêtre d’opportunité éphémère pour l’Afrique [Par Dr. Sidi Mohamed Dhaker] Parfois, l’histoire ne se répète pas, mais parvient avec insistance à rimer avec elle-même. C’est l’un de ces moments : le retour, ou plutôt la résurgence, de la politique industrielle. Longtemps considérée comme une erreur économique notamment par les institutions de Bretton Woods, elle s’affirme aujourd’hui comme l’outil indispensable dans un monde fragmenté, instable et résolument concurrentiel.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Le-Benin-fait-le-pari-du-textile-pour-industrialiser-son-economie--450x300.jpg)



