Tous les articles qui parlent de Willie Walsh

L'IATA, ce n'est pas rien ! Fondée à La Havane en 1945, cette organisation se veut l'association mondiale des compagnies aériennes. Sur les quelque 1 200 transporteurs aériens, seuls 370 en sont membres, mais ils représentent 85 % du trafic aérien mondial. Et les chiffres sont impressionnants : la barre des 1 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires des compagnies régulières sera franchie cette année. Pour faire fonctionner cet ensemble, et surtout pour que des opérateurs voués à être concurrents coopèrent entre eux, il faut des outils globaux, performants et acceptés de tous. Et ce n'est pas le moindre mérite de l'IATA que de les avoir créés et d'en assurer la gestion.

Il s'est passé un événement important dans le sillage de la dernière assemblée générale de l'IATA à Rio, en juin dernier : la nomination, au poste envié de Directeur général, de Saadia Zahidi, en remplacement de Willie Walsh. Celui-ci a quitté ses fonctions le 31 juillet pour prendre la direction générale d'IndiGo, où il succède à Pieter Elbers, lui-même ancien PDG de KLM. En attendant l'entrée en fonctions de Mme Zahidi, prévue le 1er novembre, c'est la Directrice financière de l'association, Sandrine Le Borgne, qui assure l'intérim. Bref, voilà un jeu de chaises musicales intéressant à examiner.

Ce dispositif qui entre en vigueur en juillet 2026, ne concernait jusqu’à présent que les vols intra-européens. Ce système oblige les compagnies aériennes, ainsi que les usines, les centrales électriques et autres, à acheter des permis d'émission de gaz à effet de serre, tout en plafonnant l'offre afin de réduire ces émissions.

Dans un courrier alarmant adressé à la Commission européenne, les plus grandes compagnies aériennes européennes ont exhorté Bruxelles à ne pas étendre son système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre aux vols internationaux (les dessertes vers le continent comprises) mettant en garde contre la hausse des prix des billets qu’entraînerait cette mesure, révèle l’agence Reuters.

Lors de son intervention au BAR (Board of Airlines Representatives) de la France, Wille Walsh le Directeur général de IATA a pointé les difficultés auxquelles ce secteur d’activité doit faire face, difficultés qui pourraient être surmontées avec un peu de bonne volonté.

Quelle meilleure reconnaissance du transport aérien que son succès et sa croissance constante depuis sa renaissance en fin de la deuxième guerre mondiale. Il a atteint 5 milliards de passagers, 1.000 milliards de dollars de chiffre d’affaires, autour de 20.000 avions en service et chaque nouvelle version est plus performante que la précédente, et des perspectives toujours optimistes en dépit des nombreux obstacles qui jalonnent son parcours.

Ces résultats apparaissent excellents mais le taux de rentabilité qui reste de 3,4% est tout de même très insuffisant. Alors à la tête de IAG, le groupe constitué autour de British Airways et d’Iberia, Willie Walsh, l’actuel CEO de IATA, avait fixé un objectif de 10% au moins, chiffre qui d’ailleurs a été atteint par le même groupe pendant quelques exercices. Comment se fait-il alors que les résultats financiers ne correspondent pas au réel succès de ce secteur d’activité ? Sans parler d’excuses, j’y vois plusieurs explications.

Les chiffres de la dernière Assemblée Générale de l’IATA sont très instructifs. Ils donnent une vision globale du transport aérien et de ses perspectives, même si ces dernières sont revues plusieurs fois par an à la hausse ou à la baisse. Pour la première partie de 2025 la tendance est plutôt de revoir les chiffres à la baisse. Retenons cependant les bons résultats de 2024 : 32,4 milliards de dollars de bénéfice pour 4,89 milliards de passagers, en hausse de près de 10% par rapport à 2023 année qui a marqué le retour du transport aérien à la normale.

Si les capacités de ses transporteurs aériens ont augmenté de 5,3%, l’Afrique continue cependant d’afficher le coefficient d’occupation le plus faible, porté à 73,2% soit +3,4 points par rapport à octobre 2023, mais en deçà de la moyenne mondiale qui dépasse les 80%. L’Europe affiche la meilleure performance sur ce segment (85,7%), suivie de l’Amérique latine et l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), de l’Asie-Pacifique et du Moyen-Orient, qui présentent respectivement 85,3%, 84,2% et 82,9%.

Au mois d’octobre 2024, le trafic passagers des compagnies africaines a enregistré une hausse de 10,4% en glissement annuel, selon l’IATA (Association internationale du transport aérien) dans un rapport publié mercredi 4 décembre. Le continent réalise la 3e meilleure performance par région au niveau mondial, derrière l’Asie-Pacifique (+17,5%) et l’Amérique latine (+10,9%), et devant l’Europe (+8,7%), l’Amérique du Nord (+3,2%) et le Moyen-Orient (+2,2%