Avec une hausse record de 11% des volumes de fret, les compagnies africaines s’imposent comme les grandes gagnantes du transport aérien en août, selon le dernier rapport de l’IATA. Une dynamique portée par le corridor Afrique-Asie et par le basculement du maritime vers l’aérien
En août, les compagnies africaines ont enregistré une progression de 11% du fret aérien, contre une hausse moyenne mondiale limitée à 4,1%. Les capacités ont suivi la tendance avec une augmentation de 12,3%, confirmant la vigueur du marché. Le corridor Afrique-Asie, en croissance de +8,4%, a particulièrement soutenu cette performance.
L’Afrique devance nettement les autres zones : Asie-Pacifique (+9,8%), Europe (+3,2%), Moyen-Orient (+2,7%), Amérique du Nord (+2,1%) et Amérique latine (+2,1%). L’IATA souligne que le secteur vit son sixième mois consécutif de croissance annuelle, confirmant une tendance haussière globale.
Le fret aérien dopé par la politique tarifaire américaine
Selon Willie Walsh, Directeur général de l’IATA, cette dynamique s’explique en partie par un report du fret maritime vers l’aérien, les expéditeurs cherchant à éviter l’impact des nouveaux droits de douane américains. Certaines marchandises de grande valeur ont ainsi privilégié l’aérien, jugé plus rapide et plus flexible.
Des prévisions 2025 confirmées ?
Si cette trajectoire se maintient, l’IATA estime que la croissance mondiale du fret pourrait atteindre 5,8% sur l’année, après une progression de 11,3% en 2024. Pour les compagnies africaines, déjà en forte hausse (+8,5% en 2024), la tendance confirme un ancrage durable dans la dynamique mondiale du fret aérien


![Tribune | La grande muraille numérique : souveraineté digitale et résilience cloud, quels enseignements pour l’Afrique et le Sud global [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce souvenir me revient aujourd'hui parce que la domination numérique est une reproduction de la domination post-coloniale une sorte de main de fer dans des gants de velours, adaptée aux instruments du vingt-et-unième siècle.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Rev-320x170.jpg.webp)


![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Zour-450x244.jpg.webp)

![Édito | Le piège du « Yield Management » [Par Jean-Louis Baroux] Ceux-ci alléchés par des tarifs attractifs à la condition d’acheter leurs billets très longtemps à l’avance, souvent plusieurs mois, se retrouvent piégés en cas d’annulations de vols, voire de cessation d’opérer entre des destinations.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Hh-1-450x185.jpg.webp)



