Pour la première fois de son histoire, le TUDOR Nazaré Big Wave Challenge a accueilli un surfeur marocain. À 45 ans passés, Jérôme Sahyoun a porté haut les couleurs du Royaume du Maroc sur l’une des vagues les plus redoutées de la planète, signant ainsi un moment historique pour le surf africain.

Jusqu’ici, le TUDOR Nazaré Big Wave Challenge était l’apanage de l’élite du surf venue d’Europe, des Amériques et, plus rarement, d’Océanie.
Le Maroc entre dans la légende des vagues géantes
Mais lors de la sixième édition de l’épreuve portugaise, disputée samedi dernier, un nouveau chapitre s’est ouvert avec l’entrée remarquée du continent africain.
Pour la première fois, une nation africaine, marocaine en l’occurrence, était représentée dans cette compétition de surf tracté. Et le visage de cette première historique n’était autre que celui de Jérôme Sahyoun.
Jérôme Sahyoun, pionnier marocain à Nazaré
Surfeur de grosses vagues aguerri, Jérôme Sahyoun n’était pas un novice du big wave, même s’il découvrait cette fois la compétition de l’intérieur. Après avoir longtemps figuré parmi les remplaçants lors des précédentes éditions, le Marocain a enfin obtenu une place de titulaire pour affronter les monstres liquides de la mythique Praia do Norte.
Un privilège rare, à la hauteur de son parcours et de son engagement dans le surf de haut niveau, qui fait aujourd’hui de lui le premier Marocain à s’aligner officiellement sur cette épreuve emblématique.
Une équipe d’expérience pour dompter la vague géante
Intégré à une formation mêlant expérience et savoir-faire, Jérôme Sahyoun a fait équipe avec le Français Benjamin Sanchis, référence mondiale du big wave. À leurs côtés, le Basque Axi Muniain, figure respectée de la discipline et ancien participant à l’épreuve, apportait son regard et son soutien.
Dans ce contexte relevé, le quadragénaire marocain a retrouvé les sensations uniques de Nazaré, un spot qu’il n’avait plus surfé depuis près de huit ans.
Un retour chargé d’émotion
Cette invitation de la World Surf League (WSL) a résonné comme un moment à part dans la carrière de Jérôme Sahyoun. D’autant plus qu’il a vécu cet instant en famille, entouré de son épouse et de sa fille.
«Après presque huit ans sans surfer à Nazaré, mon retour à la compétition a été incroyable. J’avais presque oublié à quoi ressemblait cette vague, ainsi que son atmosphère spéciale et unique,» a-t-il confié sur les réseaux sociaux.
Des débuts prometteurs malgré quelques regrets
Sur le plan individuel, Jérôme Sahyoun espérait sans doute mieux. «C’est un peu frustrant de ne pas avoir pris les vagues que je voulais,» a-t-il reconnu, concluant la compétition à la 10ᵉ place du classement individuel.
Collectivement, en revanche, le bilan est plus que positif. Associé à Benjamin Sanchis, le Marocain a contribué à une solide performance d’équipe, ponctuée par une cinquième place sur neuf formations engagées lors du TUDOR Nazaré Big Wave Challenge 2025/2026.
Un résultat encourageant et, surtout, une étape fondatrice pour le surf marocain sur la scène mondiale des vagues géantes.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)










