Le rôle des think tanks africains dans l’analyse, l’anticipation et l’adaptation face aux grandes mutations du continent est au cœur d’une rencontre de haut niveau organisée à Rabat par l’Institut royal des études stratégiques (IRES)
Tenue sous le thème « Afrique en mutation : le pouvoir des think tanks africains dans l’analyse, l’anticipation et l’adaptation », cette rencontre réunit plusieurs centres de réflexion venus de tout le continent. Elle vise à renforcer les synergies africaines en matière d’analyse stratégique, à mutualiser les expertises et à bâtir une communauté intellectuelle à même d’éclairer la décision publique à l’échelle régionale et continentale.
Intervenant à l’ouverture de cet événement, le Directeur général de l’IRES, Mohamed Tawfik Mouline, a souligné le rôle central des think tanks africains en tant que leviers d’autonomie intellectuelle. Selon lui, ces structures doivent accompagner les grandes transitions actuelles sur le continent, à savoir les transformations géopolitiques, les défis climatiques, les transitions démographiques et numériques, les recompositions économiques ou encore les mutations sociales.
L’IRES a mis en avant son expérience dans le domaine de la veille et de l’analyse prospective, avec plus de 340 études stratégiques et 400 rencontres scientifiques menées à ce jour. L’Institut se positionne comme un centre de référence pour une gouvernance éclairée, fondée sur une approche globale et intégrée.
L’Initiative Royale Atlantique a également été évoquée comme exemple de projet structurant, porteur d’une vision d’intégration régionale fondée sur la coopération, la sécurité collective et la souveraineté continentale.
Ce dialogue constitue une opportunité majeure pour renforcer les convergences intellectuelles africaines, poser les fondements d’une vision commune du développement, et encourager une gouvernance continentale fondée sur la responsabilité partagée, la coopération Sud-Sud et l’appropriation collective des leviers de transformation.










![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)
