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Interrogé dimanche lors d’une émission à la télévision par un militant du Pastef sur la relation entre les deux hommes, Sonko a déclaré dimanche que le débat serait sans objet si le Président est aligné sur son parti. «Si le Président n'est pas aligné sur son parti, même si nous gouvernons tous ensemble, nous nous trouvons dans ce que j'appelle une situation de partage du pouvoir informel,» a-t-il martelé en ajoutant qu’il est toujours possible de trouver des convergences.

La tension est toujours vive entre les deux têtes de l’exécutif au Sénégal, le Président Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, malgré le «cessez-le-feu» tacite entre les deux dirigeants après avoir étalé publiquement leurs premières divergences il y a trois mois.

La «cohabitation» Diomaye-Sonko tient encore mais jusqu’à quand ? Porté à la présidence du Sénégal avec le score confortable de 54%, Bassirou Diomaye Faye, le candidat par défaut doit, incontestablement, ce succès éclatant à l’aura politique de son ami et ténor Ousmane Sonko «empêché» de se présenter par un Macky Sall qui était loin d’envisager le plan B du Pastef face au dauphin qu’il s’était choisi.

Au Sénégal, le slogan de la dernière campagne présidentielle, «Diomaye mooy Sonko,» a pris un sérieux coup de vieux à cause de la récente – et toujours actuelle – crise de légitimité politique entre le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Si, au sein de la majorité présidentielle, et notamment du Pastef, on fait tout pour colmater les brèches et sauver les apparences d’un pouvoir bicéphale qui tient la barre, le processus de délégitimation politique du chef déclaré de l’Exécutif au profit du leader effectif du régime en place depuis l’élection présidentielle du 24 mars 2024 semble bien enclenché.

Le français n’est pas qu’une simple langue : c’est un héritage commun, un terrain propice à la création, l’éducation, le savoir, les affaires. Et c’est dans ce dernier espace partagé, un espace de confiance que s’engouffrent les «brouteurs» pour duper les personnes en quête de relations et d’échanges francs et sincères.

Des relations compliquées entre la France et certains pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, du retrait des troupes françaises en Afrique, de la diplomatie à fleurets mouchetés…Gilles Djéyaramane, un auteur français, spécialiste de la Francophonie, actuellement élu à Poissy (Yvelines), apporte des réponses. Entretien

Après plusieurs mois d’instabilité et des violences politiques, l’élection présidentielle du 24 mars 2024 a permis aux Sénégalais de porter à la tête de l’État, le jeune opposant, Bassirou Diomaye Faye, face au candidat de l'ancien pouvoir, Amadou Ba, qui occupait le poste du Premier ministre au régime de Macky Sall. Ce dernier, élu en 2012 et en 2019, a, après plusieurs mois de tractations, décidé de renoncer à briguer un 3eme mandat.

La victoire de Bassirou Diomaye Faye, candidat de l'opposition à l'élection présidentielle et le raz de marée réalisé par son Parti Pastef (les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité) aux législatives anticipées du 17 novembre, constituent l’un des événements phares ayant marqué l'année 2024

«Dans les semaines à venir, il sera proposé à votre auguste assemblée un projet de loi abrogeant la loi d'amnistie adoptée le 6 mars 2024 par la précédente législature», a indiqué Sonko lors de son discours de plus de deux heures. Lorsqu'il a été interrogé sur le choix du terme «abroger» plutôt que «rapporter», Sonko a expliqué qu'il s'agissait de retirer de la loi ce qui ne devait pas y figurer.

La loi d'amnistie, adoptée à la fin du mandat de Macky Sall et qui efface les actes liés aux manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024, sera révisée, a annoncé le Premier ministre Ousmane Sonko vendredi. Ce dernier s’exprimait devant les députés lors de sa déclaration politique générale, attendue depuis plusieurs mois