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Depuis les années 1980, avec l’instauration des premiers embargos, les États-Unis ont appliqué une politique de pression économique graduelle sur l’Iran. Cette «strangulation progressive» consiste à isoler diplomatiquement le régime, à frapper son économie avec des sanctions ciblées et à entraver ses échanges commerciaux. L’objectif n’est pas d’engager un affrontement direct, mais d’affaiblir lentement le pays, de faire plonger son économie sans déclencher un conflit ouvert.

Alors qu’on se souvient encore des déferlements militaires en Irak sous George W. Bush, la politique américaine envers l’Iran a adopté une forme plus discrète mais non moins efficace. Ce n’est plus la guerre traditionnelle qui prévaut, mais une «guerre financière» menée en plusieurs actes, où le levier économique et la manipulation des marchés remplacent le fracas des bombes

Entre 3500 et 4000 milliards de dollars US ! C’est ce qu’aurait rapporté le voyage de Donald Trump en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et au Qatar. Une tournée dans les principaux pays du Golfe qui est loin d’être une simple excursion diplomatique. Elle permet au président américain non seulement de parler business avec les rois et émirs du Golfe en signant des contrats à coups de centaines de milliards de dollars US, mais également de «se laver» de l’affront que lui ont fait subir dernièrement la Chine et les pays de l’Union européenne, en refusant de se plier à sa volonté et en réagissant promptement à ses droits de douanes par des mesures similaires dissuasives.

Le mandat de Donald Trump ne sera pas de tout repos. Ni pour les Américains ni pour le monde entier. Il faut accepter de subir, durant les quatre prochaines années, les caprices d’un président homme d’affaires qui, malgré sa nonchalance vexatoire, sait très bien là où il va. Le slogan de campagne «America first» de celui qui a réussi un spectaculaire come-back à la Maison blanche, avec comme principal objectif d’achever une politique économique suprémaciste qui sous-tend une idéologie néo-fasciste basée sur la provocation et l’exacerbation de l’ego d’autrui.

Sous l'impulsion de l'administration américaine, notamment depuis l'élection de Donald Trump, CK Hutchison Holdings, un conglomérat basé à Hong Kong, a accepté de céder ses parts dans une filiale opérant à proximité du canal de Panama. Ces actifs ont été rachetés par un consortium nigérian incluant Global Infrastructure Partners, désormais filiale de BlackRock Inc.

Adebayo Ogunlesi, banquier nigérian et ancien PDG de Global Infrastructure Partners (GIP), a dirigé cette société avant sa vente à BlackRock Inc. le 12 janvier 2024 pour 12,5 milliards de dollars. Cette transaction a renforcé la position de BlackRock, le plus grand gestionnaire de fonds au monde, parmi les principaux investisseurs misant sur l'énergie, les infrastructures de transport et le numérique. Depuis cette acquisition, Ogunlesi est devenu le premier actionnaire individuel de BlackRock Inc.