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L’attrait du Kenya réside dans son rôle de porte d’entrée vers la Communauté d’Afrique de l’Est, un bloc régional en pleine croissance avec en moyenne 5 % par an, au moins. « Cela devient extrêmement attractif », explique Kenny Fihla, PDG du groupe bancaire sud-africain Absa. Ce dernier a confié à Reuters que le groupe allait augmenter sa participation dans sa filiale kényane à 85 % du capital par le biais d'une offre publique d'achat (OPA)

En quête de relais de croissance, plusieurs groupes bancaires africains, dont la Commercial International Bank (CIB) d'Egypte, l'Access Bank du Nigeria et la Nedbank d'Afrique du Sud, se sont rués sur le marché kenyan, un des plus dynamiques du continent, mais la concurrence des « fils du pays », les banques locales, bien implantées et disposant d’une meilleure maîtrise du marché, contrarie leurs ambitions et sans doute, un peu leur rentabilité

Le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda et la Namibie s’ajoutent à cette liste de pays qui se ruent sur l’or, et le Burkina Faso, un des producteurs d’or sur le continent, a indiqué qu'il allait étoffer son stock d’or tandis que le Zimbabwe, hanté par l’hyperinflation, a déclaré que sa nouvelle monnaie «ZIG» serait soutenue par les réserves d'or de la banque centrale.

Les banques centrales d'Afrique subsaharienne, notamment le Nigeria, la Tanzanie et le Ghana, qui ont acheté de l'or profitant de la flambée des cours internationaux pour renforcer leurs réserves de change, pourraient être confrontées à des crises de cours et de liquidités si la valeur du métal jaune enregistre une correction technique à la baisse, prédit BMI, la filiale «études» de Fitch Ratings

Cette décision vise à stimuler les prêts et le financement au secteur privé et à soutenir l'activité économique, tout en assurant la stabilité du taux de change, indique le rapport. Elle intervient quelques jours après que les banques commerciales du pays ont demandé à la CBK de réduire davantage son taux directeur, en justifiant leur requête par la stabilité de l'inflation, du taux de change, et la nécessité de renforcer le crédit au secteur privé.

C’est peut-être un début de décrispation entre les établissements bancaires et les autorités monétaires. La Banque centrale du Kenya (CBK) a réduit son taux directeur de 75 points de base, le faisant passer de 10,75 % à 10 %. C’est ce qu’indique un communiqué de l’institution publié mardi 8 avril.

Au total, les dépenses de l’Etat culmineront à 22,1% du PIB avec l’objectif d’apporter des réponses aux attentes sociales pressantes de la population et de maintenir la soutenabilité de la dette. Une équation a priori complexe mais le gouvernement assure y arriver « grâce à la rationalisation des dépenses, la mobilisation des revenus et l'amélioration de la conformité fiscale ».

Le gouvernement kényan a approuvé la déclaration de politique budgétaire (le projet de loi de Finances) fixant les dépenses pour l'exercice fiscal 2025/2026 à 4.200 milliards de shillings, soit l’équivalent de 32,5 milliards de dollars, indique un communiqué de la Présidence de la République. C’est une hausse substantielle de 12% par rapport à l’exercice précédent.