La Central Bank of Kenya et la National Bank of Rwanda lancent un cadre de reconnaissance mutuelle des licences pour les prestataires de services de paiement. Objectif : lever les barrières réglementaires et fluidifier l’expansion des fintechs entre deux marchés clés d’Afrique de l’Est
Les deux banques centrales ont signé un protocole d’accord visant à instaurer un mécanisme de “passeport de licence”. Concrètement, une entreprise agréée dans un pays pourra opérer plus facilement dans l’autre, sans multiplier les procédures administratives.
Jusqu’ici, les acteurs souhaitant se développer à l’échelle régionale devaient composer avec des exigences redondantes, ralentissant leur expansion et augmentant leurs coûts d’entrée.
Réduire la fragmentation, sécuriser la supervision
Le futur dispositif ambitionne de réduire la fragmentation réglementaire tout en maintenant un haut niveau de supervision. Les autorités monétaires entendent renforcer leur coopération afin d’assurer une expansion maîtrisée des prestataires de services de paiement.
Cette initiative cible deux écosystèmes parmi les plus dynamiques de la finance numérique en Afrique de l’Est, où les innovations en matière de paiements mobiles et digitaux se multiplient.
L’accord intervient dans un contexte de hausse des échanges entre les deux pays, qui ont atteint 315 millions de dollars US en 2024. L’harmonisation des règles pourrait encore stimuler ces flux en facilitant les transactions transfrontalières et en réduisant les frictions administratives.
Vers un marché régional des paiements
Au-delà du bilatéral, cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale portée par la Communauté d’Afrique de l’Est, qui a adopté en 2025 un plan directeur pour les paiements transfrontaliers.
L’enjeu est de bâtir un écosystème intégré, plus efficace et accessible, capable de soutenir l’innovation financière et de renforcer l’inclusion sur l’ensemble du marché est-africain.











