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«Lorsqu’un homme devient trop rigoureux dans un système corrompu, on ne le combat pas avec des preuves, on le met à la retraite.» Cette phrase résume le climat de suspicion qui entoure le départ précipité de celui qui, malgré ses méthodes contestées, incarnait une certaine fermeté dans la gestion des finances publiques. Pourquoi une telle mise à l’écart alors que M. Alingete n’a même pas eu l’occasion de répondre aux accusations publiques ? Que cherche-t-on à cacher au peuple congolais ?

48 heures seulement après les déclarations percutantes de l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi, accusant l’Inspection Générale des Finances (IGF) et son chef Jules Alingete de dérives institutionnelles et de conflits d’intérêt, la présidence congolaise annonce la mise en retraite anticipée de ce dernier. Coïncidence troublante ou sanction politique déguisée ?

Dans une interview exclusive accordée à Paulette Kimuntu sur La Lionne TV Officiel, l’ancien ministre des Finances de la RDC, M. Nicolas Kazadi, a brisé le silence et livré une critique frontale du système qu’il a pourtant servi. L’émission, largement relayée sur les réseaux sociaux, a mis en lumière les failles, selon lui, d’un État en crise : Il y dénonce une «mafia gouvernementale» où les intérêts personnels l’emportent sur l’intérêt général. Il fustige la faillite des entreprises publiques et l’indiscipline budgétaire, évoquant une culture de prédation enracinée chez les mandataires publics.

L’Inspection Générale des Finances (IGF) est aujourd’hui l’un des piliers du dispositif de lutte contre la corruption en République Démocratique du Congo. Sa mission principale consiste à contrôler la gestion des finances publiques, garantir la transparence dans l’utilisation des ressources de l’État, et favoriser la reddition des comptes. Sous l’impulsion du Président Tshisekedi, l’IGF est devenue l’arme favorite du gouvernement pour restaurer la discipline budgétaire, dénoncer les détournements et promouvoir une gouvernance responsable. L’institution bénéficie du soutien d’une grande partie de la population, lasse de l’impunité et de la mauvaise gestion endémique. Mais son action, bien que saluée, soulève aussi des interrogations croissantes

Dans le cadre de la renégociation du très controversé contrat «mines contre infrastructures» avec Pékin, la RDC obtiendra prochainement une enveloppe financière «qui devrait atteindre un montant global de 7 milliards de dollars américains», a révélé le Président Félix Tshisekedi dans son discours d’investiture samedi 20 janvier.

La renégociation du contrat «mines contre infrastructures» signé en 2008 avec la Chine sous le régime Kabila, fait partie des priorités de Kinshasa. Élu pour un deuxième mandat, le Président Félix Tshisekedi a abordé le sujet lors de son discours d’investiture en lâchant quelques «scoops.»